Retour sur la Une : Hommage au sacrifice de nos aînés

La Une du numéro 30 ne nous aura pas fait voyager dans l’espace, mais plutôt dans le temps. En effet, la rédaction nous proposait de rendre solennellement hommage aux Héros morts pour la Patrie, aux invalides de guerre ainsi qu’aux Mères Héroïnes vietnamiennes qui se sont sacrifiés pour que le Vietnam soit définitivement libre.

>>Reconnaissance éternelle envers nos Héros

>>Des invalides de guerre aussi vaillants en temps de paix

>>Légende des Mères Héroïnes

>>À la recherche des restes des soldats vietnamiens tombés au Laos

Depuis 75 ans, le 27 juillet est une magnifique occasion de penser à toutes ces personnes. La Une en forme de mosaïque bordée par le drapeau national, entre images d’archives et images d’aujourd’hui, était fort touchante. On y reconnaissait, entre autres, celle d’une Mère Héroïne, au visage plein d’émotions, qui a consacré toute sa vie pour l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Patrie. On y voyait aussi des jeunes en uniforme bleu, couleur symbolique de la jeunesse vietnamienne, rendant visite à une Mère Héroïne, des combattants qui partaient au front, mais ausssi des actions concrètes pour exprimer la gratitude aux aînés comme ces médecins qui leur prêtent grande attention, et enfin des délégués de l’armée apportant une reconnaissance éternelle envers tous les Héros connus ou anonymes.

Ce numéro nous donnait de nombreux détails sur la définition d’une Mère Héroïne. On y apprend que c’est un titre conféré ou décerné à titre posthume par l’État aux femmes vietnamiennes ayant grandement œuvré pour la libération et la défense de la Patrie.

On est au bord des larmes quand on lit l’article consacré à la Mère Héroïne Pham Thi Nghê : ''Lorsque quelqu’un passe devant chez elle, elle lui demande : Hùng est-il déjà revenu ?, Tuong, tu pars si longtemps, rentre à la maison pour te marier…''.

L’hebdo nous rappelle que le pays compte plus de 9,2 millions de personnes méritantes, dont plus de 117.000 Mères Héroïnes. On se rend compte ainsi de la vie brisée de très nombreux blessés de guerre. On découvre dans le dossier intérieur la volonté du plus grand nombre de participer au développement de l’économie familiale et aux activités communautaires à leur manière.

Le 27 juillet dernier, nous avons beaucoup pensé aux aînés. Les aînés, quel joli mot, qu’on voudrait remplacer de nos jours par l’anglicisme ''senior''. Pas question. Il était bon d’avoir fait cette Une sur eux. À tous nos aînés bien-aimés, respect.


HERVÉ FAYET/CVN