Pétrole : le baril de Brent frôle les 89 USD

Les prix du pétrole grimpaient à nouveau mercredi 28 septembre, après leur rebond de la veille, les inquiétudes autour de la sécurité énergétique après les fuites sur les gazoducs Nord Stream reprenant le pas sur les craintes de récession.

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Des installations du gazoduc Nord Stream 1, à Lubmin, dans le Nord-Est de l'Allemagne, près de la frontière avec la Pologne, le 30 août.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre grimpait cet après-midi de 3,15%, à 88,99 USD.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois, montait de 3,96% à 81,61 USD.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du gaz naturel en Europe, évoluait de son côté toujours en forte hausse mercredi 28 septembre d'environ 10%, à 207,108 euros le égawattheure (MWh).

Lundi 26 septembre, les deux gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2 reliant la Russie à l'Allemagne sous la mer Baltique ont été touchés par trois fuites majeures.

Selon les analystes, les dommages subis par les infrastructures ont renforcé les inquiétudes concernant la sécurité énergétique.

Les prix du brut comme du gaz naturel européen avaient alors rebondi, suite à ces incidents. Ces fuites sont survenues en même temps que l'inauguration du gazoduc Baltic Pipe, d'une capacité de 10 milliards de m3 de gaz par an.

Autre facteur de soutien des prix : les réserves commerciales de pétrole brut ont légèrement diminué la semaine dernière aux États-Unis, selon des chiffres publiés mercredi 28 septembre par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), alors que les analystes attendaient une forte hausse.

En parallèle, les pannes liées aux conditions météorologiques aux États-Unis ont stimulé les pressions d'achat, affirment des experts, alors que l'ouragan de catégorie 4 Ian se dirigeait mercredi 28 septembre vers la côte Ouest de la Floride où il est attendu en début d'après-midi heure locale.

Par précaution, les producteurs de pétrole en haute mer américains ont interrompu leur production à hauteur d'au moins 480.000 barils par jour, soit environ 30% de l'offre de pétrole brut du golfe du Mexique, ont ils souligné.

APS/VNA/CVN

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