Mondial féminin de basket : les Bleues ont une autre revanche à prendre

Au suivant. Sitôt la qualification en quarts de finale du Mondial de basket acquise en battant, enfin, le Japon lundi 26 septembre à Sydney (67-53), l'équipe de France féminine s'est tournée vers son dernier match de poules, contre la Serbie mardi 27 septembre (08h30).

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Les basketteuses de l'équipe de France lors du Mondial australien, à Sydney, le 25 septembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les Bleues auront à cœur de prendre leur revanche de la finale de l'Euro-2021 (63-54) et de décrocher l'une des deux premières places de leur groupe afin d'être assurées d'éviter l'ogre américain en quarts de finale.

Une place à sécuriser

Pour éviter les éventuels calculs des équipes, la Fédération internationale (Fiba) a en effet décidé de procéder à un tirage au sort pour les quarts de finale, pour lequel seront têtes de série les deux premières équipes de chacune des deux poules.

Les États-Unis étant sûrs de finir en tête de la poule A, les Bleues (trois victoires) ont tout intérêt à terminer à l'une des deux premières places de leur groupe B.

Elles devront pour cela battre les Serbes : en cas d'égalité à trois avec l'Australie et le Canada (les trois sélections comptent trois victoires), elles seront devant à la différence particulière.

En cas de revers, elles devraient en revanche sans doute dire adieu au statut de tête de série, puisque le Canada (Mali) et l'Australie (Japon) affrontent des équipes déjà éliminées.

"Pour la fierté personnelle"

Après avoir vaincu le signe japonais de la demi-finale olympique à Tokyo il y a un peu plus d'un an (87-71 après une défaite en poules 74-70), la France retrouve un autre de ses bourreaux récents.

La "fierté personnelle" sera en jeu mardi, comme le dit la meneuse Marine Fauthoux, face à la Serbie de Marina Maljkovic, la fille du champion d'Europe 1993 sur le banc de Limoges, Bozidar Maljkovic.

Une équipe qui est déjà qualifiée, qui "truque" selon la capitaine Sarah Michel : "Ça va être une (...) bagarre, il faudra être serein. Quand on joue contre elles, c'est ça qui nous fait défaut". 

"Quand on connaît la rivalité France-Serbie, ça va y aller très fort, taper dès le début (...) On veut tout gagner", lance Fauthoux.

Un "match complet" à reproduire

Les Bleues ont très probablement signé face au Japon leur meilleur match depuis l'arrivée de Jean-Aimé Toupane sur le banc à l'automne 2021.

Elles ont d'une part réglé leur déficit, chronique depuis le début du Mondial, au rebond (40 prises à 36 lundi). "On voulait un match où on arrivait à verrouiller" ce secteur, explique l'intérieure Iliana Rupert.

"On fait un sport de possession, donc quand un tir sur deux tu donnes à l'adversaire l'occasion de reprendre la balle, tu passes ton temps à défendre. Aujourd'hui on a été beaucoup plus offensives", souligne de son côté Toupane.

Le sélectionneur a d'autre part apprécié la meilleure circulation du ballon et l'alternance intérieur-extérieur proposées par son équipe. "Quand on joue face à des grosses équipes, si on n'arrive pas à jouer en première intention en contre-attaque, il faut être patient, alterner, transférer la balle. Ça permet aussi de faire travailler l'adversaire", développe-t-il.

Williams moins seule

Si Iliana Rupert confirme face aux Serbes sa montée en puissance depuis deux rencontres, alors les Bleues augmenteront leurs chances de victoire : l'intérieure, arrivée seulement mercredi dernier après avoir été sacrée championne WNBA, a livré une solide performance face au Japon (quinze points et douze rebonds).

"Ça fait du bien de se retrouver dans ses capacités. Je reviens petit à petit" raconte-t-elle. Fauthoux, sa grande amie, n'était "pas inquiète pour elle", "il fallait lui laisser un peu de temps, ne pas lui mettre la pression. Ce que le staff a fait".

La connexion entre les deux jeunes louves (21 ans) de l'équipe de France a sauté aux yeux, avec une Fauthoux également précieuse (10 pts, 8 passes décisives, 2 interceptions), comme l'arrière Migna Touré (13 pts), rappelée après le forfait de Marine Johannès juste avant le début de la compétition.

L'ailière Gabby Williams (16 pts) a ainsi été davantage épaulée que lors des précédents matches. "Gabby reste une joueuse importante du dispositif, c'est intéressant pour nous qu'il y en ait une, deux ou trois autres qui émergent", reconnaît Toupane.

AFP/VNA/CVN

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