>> Ouverture de la 18e Conférence internationale sur la Mer Orientale à Hanoï
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| Lors de la Conférence internationale sur la Mer Orientale tenue les 7 et 8 octobre à Hanoï. |
| Photos : VNA/CVN |
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L’Académie diplomatique du Vietnam a organisé, les 7 et 8 octobre à Hanoï, la 18e Conférence internationale sur la Mer Orientale, placée sous le thème "Contestation, connectivité et coopération : la Mer Orientale et l’ordre maritime régional".
Selon la majorité des intervenants, la Mer Orientale reste confrontée à une rivalité stratégique durable, même si aucun conflit majeur n’a éclaté. Les activités dites "de zone grise" modifient progressivement la situation sur le terrain et érodent la confiance entre les parties. Il devient donc urgent de prévenir les comportements susceptibles d’entraîner une escalade des tensions et de rechercher des solutions pacifiques aux différends.
Les participants ont souligné la nécessité de s’appuyer sur le droit international, notamment la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 (CNUDM), de renforcer le dialogue et de mettre en place des mécanismes adaptés pour gérer les rivalités. Ils ont exprimé l’espoir que l’ASEAN et la Chine parviendraient à un Code de conduite en Mer Orientale (COC) substantiel et efficace, conforme au droit international et à la CNUDM, définissant clairement les obligations des parties et les comportements dangereux.
Les discussions ont également souligné que la stabilité en Mer Orientale devait être envisagée dans un cadre plus large, relié à plusieurs routes maritimes stratégiques, notamment les détroits d’Ormuz et de Malacca. Une perturbation sur l’une de ces voies pourrait affecter l’ensemble du réseau. Les experts ont ainsi appelé à une approche interrégionale pour garantir la sécurité et la fluidité du trafic maritime, ainsi qu’à la mise en place de dispositifs de gestion des crises.
En matière de coopération régionale, les participants ont préconisé de privilégier des domaines d’intérêt commun, notamment la recherche et le sauvetage en mer, la sécurité des pêcheurs, la prévention des catastrophes naturelles, la protection des câbles sous-marins, la recherche scientifique marine, la protection de l’environnement et le partage d’informations... Les sciences et les technologies constituent un levier pour renforcer la coopération à l’avenir. Toutefois, l’utilisation des nouvelles technologies doit respecter le droit international et s’appuyer sur des mécanismes garantissant la transparence, la fiabilité des données et la souveraineté nationale en matière de données.
La coopération entre le Vietnam et la Chine dans le golfe du Bac Bô en matière de pêche a été citée comme un exemple associant droit, politiques publiques et technologies. De même, la coopération entre le Vietnam et les Philippines, notamment à travers des accords et des actions conjointes en faveur des pêcheurs, a été présentée comme une expérience utile.
Pour bâtir un ordre maritime régional stable et inclusif, les experts ont insisté sur le respect du droit international, la CNUDM constituant le cadre fondamental. Ils ont également appelé l’ASEAN et les mécanismes qu’elle dirige, tels que le Forum régional de l’ASEAN (ARF) et l’ADMM+, à jouer un rôle central plus affirmé.
L’ASEAN doit jouer un rôle plus actif dans le renforcement de la confiance, la protection des intérêts communs, l’élaboration de normes et le rapprochement des parties, ainsi que dans leurs interactions avec les mécanismes multilatéraux, bilatéraux et minilatéraux. Ces mécanismes doivent se compléter, favoriser le partage d’informations et éviter toute fragmentation ou exclusion. Un ordre régional inclusif doit permettre aux petits et moyens États de participer à l’élaboration des normes, de défendre leurs intérêts légitimes et de renforcer leurs capacités de réponse aux défis.
La conférence s’est achevée dans l’après-midi du 8 octobre. Dans son discours de clôture, Nguyên Hùng Son, directeur de l’Académie diplomatique du Vietnam, a résumé le principal message des discussions : L’avenir pacifique et stable de la Mer Orientale ne repose pas sur un règlement rapide des différends, mais sur la capacité des pays à établir un ensemble de règles, à garantir la prévisibilité, à renforcer leur résilience et à promouvoir une coopération concrète.
VNA/CVN




