Les "Soldats de l'Oncle Hô" dans les zones frontalières reculées de Son La

Dans les zonesfrontalières reculées de la province de Son La (Nord), au cœur des pluies de la jungle et des vents de montagne, les soldats au "béret vert" du Commandement provincial des gardes-frontières consacrent chaque jour, en toute discrétion, leur jeunesse à protéger chaque parcelle sacrée du sol de la Patrie.

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Trois officier du poste de garde-frontières de Chiêng On viennent aider une famille à s'inscrire pour obtenir des cartes d'identification électronique. 
Photo : Journal de Son La/CVN.

L'étude et l'application constante de l'idéologie, de la moralité et du style du Président Hô Chi Minh sont devenues une activité régulière pour les forces provinciales de garde-frontières. Le long de la frontière qui s'étend sur 274 kilomètres - jouxtant les provinces laotiennes de Houaphan et de Luang Prabang - chaque officier et soldat intègre profondément l'enseignement de l'Oncle Hô : "S'appuyer sur le peuple, œuvrer pour l'unité et aider la population". 

S'inspirer de l'Oncle Hô ne commence pas par de grands gestes, mais par des actions simples et proches des réalités quotidiennes des soldats au contact de la communauté : réparer des chemins ou des toitures endommagées, aider les habitants à récolter leurs cultures ou dispenser des cours d'alphabétisation. C'est grâce à ces actes, modestes mais profondément significatifs, que les gardes-frontières ont su gagner la confiance, tisser un lien indéfectible avec la population locale et bâtir une solide "posture ancrée dans le cœur du peuple" le long de la ligne frontalière.

"Créer un lien profond avec le peuple" 

Le colonel Pham Tùng Lâm, secrétaire du Comité du Parti et commissaire politique du Commandement provincial des gardes-frontières, déclare : "Pour les soldats gardes-frontières, étudier et suivre l'exemple de l'Oncle Hô n'est ni un simple slogan ni une mode passagère ; c'est une démarche visant à créer un lien profond et organique avec le peuple. Chaque officier et soldat doit montrer l'exemple en parlant moins et en agissant davantage, guidé par la compassion et le sens des responsabilités envers les communautés frontalières. Une initiative efficace ou un geste bienveillant constitue une manière concrète de mettre en pratique l'exemple de l'Oncle Hô". 

Dans l'esprit de l'étude et du suivi de l'exemple de l'Oncle Hô, chaque année, 100% des cellules du Parti, des officiers et des membres du Parti au sein de la force élaborent des plans précis pour traduire cette idéologie en actions concrètes, en adéquation totale avec leurs missions. De nombreuses initiatives et programmes significatifs, étroitement liés à la vie des communautés locales, ont ainsi été lancés. Parmi les exemples notables, citons des programmes tels que "Aider les enfants à aller à l'école", "Les enfants adoptés par le poste de garde-frontières", "Marraine : tisser des liens d'amour" et "Cultiver les jeunes pousses à la frontière".

Depuis 2016, le corps des garde-frontières de Son La parraine et soutient plus de 150 élèves défavorisés des zones frontalières - dont 13 élèves venus du Laos voisin - en leur versant une aide financière de 500.000 dôngs par mois et par enfant jusqu'au terme de leurs études secondaires. À ce jour, 13 de ces jeunes ont été admis dans des universités ou des établissements d'enseignement supérieur, dans la province ou ailleurs, et deux ont intégré l'Académie des garde-frontières.

Des gardes-frontières de Muong Leo traversent un cours d’eau pour aller à la rencontre des habitants.
Photo : VNA/CVN

Le poste de garde-frontières de Muong Lèo est chargé de gérer et de protéger un tronçon frontalier de plus de 45 kilomètres. Les communautés locales y font face à des difficultés considérables : la population est dispersée, l'économie repose presque entièrement sur l'agriculture et les taux de pauvreté demeurent élevés. En outre, la zone subit des défis complexes tels que le trafic de stupéfiants, les conflits fonciers, le prosélytisme religieux illégal et les migrations spontanées. Par conséquent, le poste collabore activement avec les comités du Parti et les autorités locales pour bâtir et renforcer les systèmes politiques de base et favoriser le développement socio-économique de la région frontalière.

"S'appuyer sur la population" 

Le lieutenant-colonel principal Hoàng Van Giap, commissaire politique du poste de garde-frontières de Muong Lèo, souligne : "Fidèles à l'enseignement de l'Oncle Hô - "Avec le soutien du peuple, même les tâches les plus ardues peuvent être accomplies ; sans lui, même les plus simples échouent" - nous sommes fermement convaincus que la protection de la frontière exige de s'appuyer sur la population et de maintenir un lien profond et indéfectible avec elle. Malgré les épreuves rencontrées sur le terrain, nos officiers et soldats restent inébranlables, dévoués corps et âme au peuple, et travaillent à ses côtés pour protéger chaque parcelle du sol sacré de la Patrie". 

Grâce à l'initiative "La jarre à riz solidaire" mise en œuvre dans les postes de garde-frontières, près de 18 tonnes de riz ont été économisées entre 2015 et 2025, apportant ainsi un soutien précieux à plus de 1.300 foyers confrontés à des pénuries alimentaires durant la période de soudure précédant la récolte. Le programme "Enseignants en uniforme vert" a également été conduit avec succès ; en coordination étroite avec le Service provincial de l'éducation et de la formation, les forces ont organisé 29 cours d'alphabétisation, des officiers des garde-frontières assurant eux-mêmes l'enseignement auprès de 770 personnes dans ces zones reculées.

Par ailleurs, les gardes-frontières de la province de Son La soutiennent activement les habitants locaux dans l'essor économique et la réduction de la pauvreté. De nombreux postes ont pris l'initiative d'aider la population à diversifier ses cultures et ses élevages, ainsi qu'à adopter des modèles économiques efficients. Notamment, dans des communes telles que Long Phiêng, Phiêng Khoài et Long Sâp, les officiers et les soldats ont guidé les habitants dans la culture d'arbres fruitiers - comme les prunes “Hâu” et les fruits de la passion - sur des terrains en pente, générant ainsi des revenus substantiels.

Dans n'importe quelle commune ou village frontalier de Son La, on peut aisément croiser ces "soldats au col vert" œuvrant côte à côte avec les habitants, prêts à prendre les devants en matière de prévention des catastrophes naturelles, d'opérations de recherche et de sauvetage, et bien plus encore.

Trang Va Dê, un ancien respecté du village de Phiêng Cài (commune de Long Sâp), témoigne avec enthousiasme : "Les gardes-frontières ne se contentent pas de protéger la frontière ; ils sont aussi des amis proches de la population locale. Ils rendent visite à chaque foyer, sont à l'écoute, partagent et aident les habitants à développer leurs moyens de subsistance et à stabiliser leur vie. Nous leur faisons confiance et les chérissons, les considérant comme des membres de nos propres familles". 

Dans la discrétion et la constance, les "Soldats de l'Oncle Hô" du temps de paix continuent d'écrire une belle histoire le long des zones frontalières. Par leur compassion et des gestes simples mais porteurs de sens, ils ont su mériter la confiance indéfectible des populations locales et bâtir un solide socle de soutien populaire, œuvrant de concert à la préservation de la souveraineté et de la sécurité nationales.

Nguyên Tùng/CVN

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