Les Jeux olympiques de Pékin sont officiellement terminés

Une pincée de COVID-19, une fine couche de neige, un maigre public, et des exploits sportifs à foison : les Jeux olympiques de Pékin se sont achevés dimanche 20 février sur le cocktail habituel.

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Le président du Comité national olymmique Thomas Bach déclare "clos" les Jeux olympiques de Pékin, le 20 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach a, comme le veut la tradition, «clos » ces 24e JO d’hiver sur un discours de paix, avant que la flamme olympique ne s’éteigne dans la capitale chinoise au terme de cette quinzaine si particulière, sous le régime d’une bulle sanitaire très stricte.

M. Bach a qualifié de "vraiment exceptionnels" les Jeux olympiques d'hiver de Pékin dans son discours prononcé à la cérémonie de clôture organisée au stade national.

"L'esprit olympique ne pouvait que briller si vivement, parce que le peuple chinois a préparé la voie de manière excellente et de manière sûre", a déclaré le président du CIO.

Les JO-2022 se sont déroulés dans une bulle sanitaire et sans spectateurs, sauf quelques invités, en raison de la pandémie de COVID-19. Ils ont rassemblé 2.911 sportifs représentant 91 comités olympiques en lice pour 109 titres.

La Norvège a fini en tête au tableau des médailles avec 37 médailles dont 16 en or, devant l’Allemagne (27 dont 12 en or) et la Chine (15 dont 9 en or), le pays hôte établissant à cette occasion son nouveau record pour une édition des JO d’hiver. La France termine à la 10e place avec 14 médailles dont cinq d’or.

La crème du biathlon, le Français Quentin Fillon Maillet, les Norvégiens Johannes Boe et Marte Olsbu Roeiseland, et le fondeur russe Alexander Bolshunov repartent chacun avec cinq médailles dans les valises.

Moins de 100.000 spectateurs

Des feux d’artifice illuminent le stade national de Pékin, lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques, le 20 février.
AFP/VNA/CVN

Le public invité par les responsables était bien présent (contrairement à l’été dernier à Tokyo) mais, avec moins de 100. 000 spectateurs annoncés par les organisateurs (contre un million il y a quatre ans à Pyeongchang) répartis sur treize sites et 109 épreuves, ces JO ont été moroses et souvent silencieux. La bulle sanitaire a gâché une grande partie du plaisir, avec le port du masque obligatoire, les tests quotidiens et, surtout, les restrictions de déplacement, l’impossibilité pour les sportifs de rester quelques jours une fois leurs épreuves terminées pour encourager leurs compatriotes, d’échapper à cette bulle pour rencontrer la population…

Mais, au final, la politique zéro COVID-19 des organisateurs a fonctionné. Certes, quelques sportifs, touchés par le COVID-19, ont dû renoncer à leur rêve olympique. Mais, au regard des plus de 60.000 tests quotidiens, il n’y eut point de cluster ni d’hécatombe, puisque la population olympique ne comptait pas plus de trois cas positifs sur les dix derniers jours. Et ceux placés à l’isolement n’ont pas semblé en avoir souffert, à l’image de Johannes Boe, quadruple champion olympique.

Maintenant, place aux JO suivants avec un retour en Europe, après Rio, Pyeongchang, Tokyo et Pékin, première ville à accueillir les JO d’été (2008) et désormais d’hiver.

Dans quatre ans, la prochaine édition hivernale aura lieu en Italie, avec un duo inédit Milan/Cortina, qui a récupéré le drapeau olympique au cours de la soirée des mains de Thomas Bach, avant l’extinction de la flamme olympique.

Et dans deux ans Paris ! Le prochain rendez-vous en 2024 se déroulera dans la capitale française (26 juillet-11 août), où les organisateurs promettent des JO d’été festifs. Le monde olympique en a bien besoin.

AFP/VNA/CVN

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