Les députés plaident pour une revalorisation du salaire de base

Des députés ont proposé de relever le salaire de base légal à 2,65-2,7 millions de dôngs (101-103 dollars) par mois, estimant qu’un ajustement plus ambitieux est nécessaire pour améliorer le niveau de vie et renforcer la motivation des agents du secteur public, dans le contexte de la réforme salariale en cours.

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Le ministre des Finances, Ngô Van Tuân, prenant la parole lors de la première session de la XVIe Assemblée nationale, le 21 avril. 
Photos : VNA/CVN

Lors de la première session de la XVIe Assemblée nationale, le 21 avril au matin, les députés ont examiné les performances socioéconomiques et budgétaires pour 2025 et début 2026, en s'intéressant particulièrement à la gouvernance locale et aux politiques de rémunération des fonctionnaires.

Le député Thach Phuoc Binh, de la province de Vinh Long, dans le Delta du Mékong, a souligné que l'ajustement du salaire de base n'est pas une simple formalité, mais un facteur déterminant pour les revenus, la motivation et la qualité globale du personnel du secteur public.

Le Vietnam a progressivement augmenté le salaire de base ces dernières années, le faisant passer de 1,49 million à 1,8 million de dôngs, puis à 2,34 millions de dôngs par mois. Une nouvelle hausse à 2,53 millions de dôngs est prévue à partir du 1er juillet 2026. Toutefois, Thạch Phước Bình a estimé que la question essentielle n’est pas de savoir s’il faut augmenter les salaires, mais dans quelle mesure.

Pour garantir un niveau de vie décent à la plupart des fonctionnaires

Bien que l'augmentation prévue représente une hausse de 8,12% par rapport au niveau actuel – supérieure à l'inflation de l'année dernière (3,63%) et du premier trimestre 2026 (3,51%), et globalement conforme à la croissance du salaire minimum dans le secteur privé au niveau régional (environ 7,2%), elle demeure insuffisante pour garantir un niveau de vie décent à la plupart des fonctionnaires, notamment les nouvelles recrues et ceux travaillant dans les grandes villes.

Un fonctionnaire nouvellement recruté avec un coefficient salarial de 1,86 percevra environ 4,7 millions de dôngs par mois avant déductions sociales, un montant inférieur au coût de la vie minimum en zone urbaine, estimé entre 6 et 7 millions de dôngs. Cet écart oblige de nombreux agents à recourir à des revenus complémentaires, ce qui peut affecter leur motivation et leur qualité de vie.

Parallèlement, le député de Vinh Long a souligné que les dépenses essentielles telles que le logement, les services publics et les soins de santé ont augmenté plus rapidement que l'inflation globale, accentuant ainsi la pression sur les budgets des ménages.

Le député Thach Phuoc Binh, de la province de Vinh Long. 
Photo : VNA/CVN

D’un point de vue comparatif, même après la hausse prévue, les salaires d’entrée dans la fonction publique ne dépasseraient que légèrement le salaire minimum régional moyen et atteindraient à peine le seuil le plus élevé de ces régions.

Compte tenu de ces éléments, Thạch Phuoc Binh a proposé de porter le salaire de base entre 2,65 et 2,7 millions de dôngs par mois, soit une augmentation de 13 à 15% par rapport au niveau actuel, estimant cette option plus appropriée et réalisable.

Un tel ajustement, a-t-il affirmé, permettra de mieux concilier les capacités budgétaires et la nécessité d'améliorer significativement les revenus, tout en jetant les bases d'une réforme salariale plus profonde dans les années à venir.

S'exprimant sur les performances des administrations communales suite aux fusions administratives, Nguyên Dang An, député de la province septentrionale de Lang Son, a déclaré que la restructuration avait initialement porté ses fruits, avec une stabilisation des opérations et une meilleure accessibilité des services publics pour les citoyens et les entreprises. Il a toutefois souligné que l'organisation du personnel et les structures organisationnelles restaient problématiques.

Actuellement, les administrations communales fonctionnent généralement avec seulement deux divisions spécialisées – affaires économiques et socioculturelles – chacune étant soumise à la tutelle de nombreux départements provinciaux, ce qui entraîne une surcharge de travail et une spécialisation limitée.

La pénurie de personnel qualifié demeure une préoccupation majeure, notamment dans les domaines techniques tels que la construction, les transports et les technologies de l’information, alors même que la charge de travail a considérablement augmenté par rapport à la période précédant les fusions administratives. Selon lui, cette situation souligne la nécessité de mettre en place des programmes systématiques de formation et de perfectionnement des compétences.

Les services publics de santé et d’éducation sont également soumis à de fortes pressions en raison des réductions d’effectifs, tandis que les plafonds actuels imposés au travail contractuel limitent la flexibilité des autorités locales pour combler les pénuries de personnel.

L'ajustement du salaire de base n'est pas une simple formalité, mais un facteur déterminant pour les revenus, la motivation et la qualité globale du personnel du secteur public.
Photo : CTV/CVN

Il a été demandé une révision globale de la répartition des effectifs, en tenant compte de la population, de la superficie et des spécificités régionales, notamment dans les zones montagneuses et insulaires.

Il a également souligné que la mise en œuvre des politiques relatives au personnel non spécialisé au niveau communal et dans les groupes résidentiels reste parfois floue, nécessitant des orientations plus précises avant l’expiration des dispositions transitoires prévue à la mi-2026.

Des ajustements des critères d’attribution des unités administratives issues des fusions ont également été recommandés afin de mieux refléter les réalités actuelles.

VNA/CVN

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