26/10/2021 09:32
Les cours du pétrole ont pris encore un peu plus de hauteur lundi 25 octobre, le Brent frôlant un plus haut de sept ans, avant de consolider à des niveaux toujours très élevés, sans perspective de répit.

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Réservoirs de stockage de gaz naturel liquéfié au port d'importation de GNL à Grain, dans le Sud-Est de l'Angleterre.
Photo : AFP/VNA/CVN


Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre est monté, en séance, jusqu'à 86,70 USD, à Londres. Au-delà de 86,74 USD, il aurait atteint un plus haut depuis octobre 2014. Le Brent s'est ensuite nettement replié, pour finir à 85,99 USD, en progression de 0,53% ou 46 cents par rapport à vendredi 22 octobre.

Quant au baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le même mois, il a, lui, franchi 85 USD pour la première fois depuis octobre 2014, pour aller jusqu'à 85,41 USD, avant de reculer franchement lui aussi et finir à 83,76 USD, à l'équilibre par rapport à vendredi 22 octobre.

Le marché avait été aiguillonné par des déclarations prudentes du ministre saoudien de l'Énergie, Abdelaziz ben Salmane, à l'agence Bloomberg, qui a laissé entendre que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont l'Arabie saoudite est le chef de file, n'était pas prête à dévier du calendrier de relèvement progressif de sa production.

En l'état, l'organisation et ses partenaires de l'accord OPEP+ ont prévu de relever chaque mois leur production de 400.000 barils par jour, pour finir par retrouver le niveau d'avant la pandémie d'ici septembre prochain.

Le ministre du Pétrole du Nigeria, Timipre Sylva, interviewé lui aussi par Bloomberg en marge du forum "Saudi Green Initiative", a jugé que le marché était "encore trop fragile". Les cours ont aussi été soutenus par l'annonce d'un temps plus froid que prévu durant les semaines à venir aux États-Unis, ce qui devrait encore augmenter la demande d'énergie, déjà supérieure à la demande, a souligné Sam Stovall, de CFRA.

Autre facteur, le nouveau coup de chaud du gaz naturel, qui a grimpé lundi 25 octobre. Pour John Kilduff, de la firme de conseil en investissement Again Capital, le refroidissement de fin de séance tient à des prises de bénéfices mais aussi au sentiment que "les Chinois vont faire encore davantage pour faire retomber les prix" de l'énergie. Le prix du contrat à terme chinois sur le marché du charbon s'est ainsi encore un peu tassé lundi 25 octobre, affichant une baisse de près de 30% depuis mardi 26 octobre.

L'ensemble des marchés de l'énergie souffrant d'une pénurie, ce mouvement favorise une accalmie pour l'or noir. "On est à des niveaux élevés, donc si tout ne tourne pas dans le même sens en même temps, il est difficile de continuer à avancer", a expliqué John Kilduff.


APS/VNA/CVN

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