L'élan de la Bourse de Paris un peu ralenti par Wall Street

La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,44% mardi 3 janvier pour sa deuxième séance de 2023, sa nette progression du début de séance ayant été en partie effacée après l'ouverture bien moins enthousiaste des marchés américains.

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La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'indice vedette CAC 40 a avancé de 29,32 points à 6.623,89 points. Lundi 2 janvier, il avait pris 1,87% pour repartir du bon pied après sa pire année depuis 2018 (-9,5%). La cote parisienne a même frôlé les 6.700 points en milieu de matinée mais a perdu la plupart de ses gains dans les deux dernières heures de cotation, à l'ouverture des marchés américains.

Bien orientés à l'ouverture, les marchés américains ont vite rebroussé chemin, et étaient en baisse à la clôture parisienne. L'excellent départ du CAC 40 "ne doit pas trop être pris en compte" comme signe de solidité nuance Andréa Tuéni, analyste de Saxo Banque.

"Il n'y a pas encore eu grand-chose à se mettre sous la dent", explique-t-il, même si les indicateurs d'activité dans l'industrie en zone euro lundi, ou l'inflation en Allemagne mardi 3 janvier, tous deux "pas trop mauvais", peuvent justifier des séances positives.

Parmi les autres bonnes nouvelles pour les actions, la baisse des rendements obligataires : après avoir établi un record depuis 10 ans le 30 décembre, à 3,09%, le 10 ans français a poursuivi son repli pour terminer à 2,91%. Les cours du pétrole se repliaient aussi nettement, et le gaz naturel européen est resté proche de son plus bas niveau depuis le déclenchement de la tension en Ukraine.

Le menu du reste de la semaine est plus copieux, avec mercredi 4 janvier, après la clôture parisienne, le compte rendu de la dernière réunion monétaire de la Réserve fédérale américaine puis vendredi le rapport officiel sur l'emploi aux États-Unis, deux juges de paix cruciaux aux yeux des investisseurs pour les prochaines politiques monétaires.

L'automobile plein gaz

Les entreprises industrielles ont une nouvelle fois été privilégiées par les investisseurs : dans le secteur automobile, Michelin a pris 2,66% à 27,63 euros (+6,11% en deux séances), Stellantis 1,17% à 13,81 euros (+4,04%), et Renault, malgré sa baisse de 0,64% a toujours une hausse de 6,11% sur la semaine, à 33,19 euros.

Également en vue, les banques avec Société Générale à +1,59% à 24,57 euros, BNP Paribas à +1,97% à 56,01 euros ou encore Crédit Agricole (+1,26% à 10,11 euros). Un indicateur économique en Chine un peu moins mauvais qu'attendu a donné du souffle aux valeurs du luxe, dont LVMH (+1,25% à 702,80 euros), Hermès (+1,15% à 1.490 euros), ou encore Kering (+1,14% à 489,10 euros).

AFP/VNA/CVN


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