26/07/2021 15:46
Le président des États-Unis, Joe Biden, reçoit lundi 26 juillet le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, sa première rencontre avec ce dirigeant irakien.
>>Attentat sanglant sur un marché de Bagdad à la veille de l'Aïd
>>Des attaques quasi quotidiennes contre les intérêts américains en Irak

Le président américain Joe Biden dans les jardins de la Maison Blanche, à Washington le 25 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN

Au cœur de leur rencontre : la présence des forces américaines en Irak et, plus largement, la capacité de Bagdad à tenir tête aux cellules résiduelles de l'organisation jihadiste État islamique (EI). Cette dernière a revendiqué un attentat meurtrier il y a une semaine dans la capitale irakienne.

Le tout alors que les forces américaines en Irak sont la cible d'attaques répétées de milices, avec leur lot de représailles de la part de Washington.

Quelque 2.500 militaires américains sont encore déployés en Irak. Il est fréquent que les États-Unis, dans les pays où ils ont des contingents, envoient aussi des forces spéciales dont les effectifs ne sont pas rendus publics.

Le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi voudrait que Washington s'engage, au moins formellement, à réévaluer sa présence en Irak.

"Annonces cosmétiques" 

À trois mois d'élections législatives, le chef du gouvernement irakien espère ainsi reprendre un peu d'ascendant sur les puissantes factions très hostiles à la présence des Américains.

La majorité des troupes américaines, envoyées en 2014 dans le cadre d'une coalition internationale pour aider Bagdad à défaire l'EI, ont été retirées sous la présidence de Donald Trump.

Officiellement, il n'y a pas de troupes combattantes, les militaires américains jouant un rôle de "conseillers" et de "formateurs".

L'Irak est un maillon important dans le dispositif stratégique des États-Unis, qui mènent les opérations de la coalition antijihadistes en Syrie voisine.

Dans ce contexte de bras de fer, "il est peu probable que le nombre de militaires américains en Irak diminue de manière significative", estime Hamdi Malik, du cercle de réflexion Washington Institute.

Ramzy Mardini, spécialiste de l'Irak au Pearson Institute de l'université de Chicago, prévoit lui des "annonces cosmétiques pour servir les intérêts politiques du Premier ministre irakien".

De quoi faire craindre aux spécialistes de la région une poursuite voire une intensification des attaques menées par les factions.

Vendredi 23 juillet encore, une attaque au drone a été menée sur une base abritant des militaires américains au Kurdistan (Nord), sans faire de victimes.

Un "Comité de coordination des factions de la résistance irakienne", considéré comme un faux nez des factions, a redemandé "le retrait total de toutes les forces américaines", faute de quoi les attaques se poursuivraient.

AFP/VNA/CVN
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