France
Le fort Royal de l'île Sainte-Marguerite

Le fort Royal est édifié sur la plus grande des îles de Lérins située dans la rade de Cannes, dans le Sud de la France, département des Alpes-Maritimes.

>>La violette de Tourrettes-sur-Loup

>>L’Abbaye de l’île Saint-Honorat

Sa fortification aurait été construite entre 1624 et 1627 à la demande du Cardinal de Richelieu, et sera améliorée en 1693 par Vauban. En 1685, il est décidé d’y installer une prison d’État. Elle perd toute fonction carcérale au début du XXe siècle. De tous les prisonniers qui y ont été incarcérés, le plus fameux de l’histoire française est certainement le "masque de fer", dont aujourd’hui encore l’identité reste une énigme.

Au cours des années 1680, des bruits sur l’existence d’un mystérieux prisonnier commencent à se répandre en France. Si les détails restent flous, le récit est saisissant, un homme à l’identité inconnue y aurait été enfermé sur ordre du roi Louis XIV.

Au-delà de son anonymat, il était contraint de porter un masque de fer soustrayant son visage à tous les regards. Selon une gazette de 1687, le prisonnier aurait été transféré de la Bastille à la citadelle de Sainte-Marguerite et y restera 11 ans. Son histoire sera considérablement amplifiée, la politique s’en est emparée, l’homme au "masque de fer" devenant, sous la plume de Voltaire (écrivain philosophe), un symbole de l’absolutisme monarchique. Selon certains, ce serait une totale invention de cet écrivain pour discréditer la monarchie absolue.

Plus d’une cinquantaine d’hypothèses ont été formulées prétendant livrer l’identité du mystérieux détenu. La plus souvent proposée reste celle d’un supposé frère jumeau du roi Louis XIV avancée par Voltaire. Authentique, ou chimérique, l’énigme sera-elle un jour dévoilée ? Est-ce souhaitable ? Une énigme non résolue ne permet-elle pas d’entretenir la part du rêve ?

Vue aérienne du fort Royal.
Vue sur les cellules depuis la mer.
Gravure représentant le masque de fer.
Porte d’entrée du fort.
Échauguette.

Texte et photos : Daniel Ambrogi/CVN

back to top