>>Ban Ki-moon appelle à réaliser sans tarder le développement durable
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. |
"Les groupes extrémistes violents, dont Daech et Boko Haram, posent une menace directe à la sécurité internationale, ciblant de manière impitoyable les femmes et les jeunes filles, et fragilisent les valeurs universelles de paix, de justice et de dignité humaine", a déclaré M. Ban dans un discours prononcé lors d'un sommet consacré à la lutte contre l'extrémisme violent en marge du débat général de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.
Le chef de l'ONU a rappelé que cette menace continuait de croître, avec une augmentation de 70% du nombre de combattants terroristes étrangers dans les pays du Moyen-Orient et d'Afrique où sévissent ces groupes extrémistes.
"Relever ce défi est au cœur de la mission de l'Organisation des Nations unies, et il exige une réponse unifiée", a insisté M. Ban. "Notre objectif doit être d'aller au-delà de la lutte contre l'extrémisme violent et de chercher à le prévenir".
Programme d'action
Le secrétaire général de l'ONU a indiqué qu'il allait présenter un programme d'action pour prévenir l'extrémisme violent au début de l'année prochaine à l'Assemblée générale. Il a encouragé les États membres participant à ce sommet à faire des suggestions.
"Ce programme - qui est fermement basé sur la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies - fournira des recommandations précises aux États membres sur les mesures individuelles et collectives permettant de s'attaquer systématiquement à ce qui alimente l'extrémisme violent à tous les niveaux", a souligné M. Ban. "Il contiendra également des recommandations sur la façon dont le système des Nations unies peut aider les États membres à prévenir l'extrémisme violent".
Pour que la lutte contre l'extrémisme violent soit un succès, le chef de l'ONU a détaillé un certain nombre de conditions : les gouvernements ne peuvent pas agir seuls, ils doivent impliquer l'ensemble de la société; il faut en particulier s'adresser aux jeunes et échanger des idées avec eux; les dirigeants doivent s'efforcer de construire des institutions qui rendent réellement des comptes; il faut respecter les droits de l'homme.