08/12/2020 11:45
Le breakdance fera ses premiers pas dans l'arène olympique aux Jeux de Paris en 2024, principale nouveauté d'un programme moins copieux qu'à Tokyo mais modernisé et paritaire, a tranché lundi 7 décembre le Comité international olympique (CIO).
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Le champion brésilien du breakdance Mateus de Sousa Melo, alias Bart, lors du Championnat du monde de Mumbai, le 9 novembre 2019.
Photo : AFP/VNA/CVN

Étape clé dans la préparation des JO parisiens, la commission exécutive du CIO a validé un menu destiné à "réduire le coût et la complexité liés à l'accueil des Jeux", selon son patron Thomas Bach.

Le nombre d'athlètes passe donc de 11.092 à Tokyo à 10.500 à Paris, et les podiums de 339 à 329, tout en atteignant pour la première fois une stricte parité et en lorgnant vers "la jeunesse", a résumé le dirigeant allemand.

Parmi les sacrifiés : le 50 km marche hommes, au programme des JO depuis 1932. Cette course emblématique par sa gestuelle complexe et ses défaillances, comme celle du Français Yohann Diniz aux JO-2016 de Rio, sera remplacée par "une épreuve mixte à définir", selon le CIO.

Dans un communiqué distinct, la Fédération internationale d'athlétisme a annoncé envisager "une épreuve mixte de marche" et va consulter les athlètes avant une décision au plus tard fin mai 2021.

L'haltérophilie et la boxe accusent les plus fortes pertes en athlètes et épreuves, signe du déclin olympique de ces deux fédérations historiques, secouées par les scandales de gouvernance ou de dopage.

Art ou sport ? 

Un surfeur fend la vague tahitienne de Teahupoo, en Polynésie française, le 11 mai. Photo : AFP/VNA/CVN

Parmi les grands gagnants, les quatre disciplines "additionnelles" ajoutées aux 28 sports olympiques d'été : outre le breakdance, le CIO a reconduit l'escalade, le surf et le skateboard déjà programmés à Tokyo.

"Il va y avoir un vent de fraîcheur derrière ces nouveaux sports", s'est réjoui lors d'un point presse Jean-Philippe Gatien, ancien pongiste médaillé d'argent aux JO-1992 et directeur des Sports de Paris-2024.

Il a prédit "un succès phénoménal" au breakdance, ou "breaking" pour ses participants, branche du hip hop née dans les années 1970 sur le bitume du Bronx : d'abord arbitrées par les acclamations du quartier, ses joutes font depuis 30 ans l'objet de tournois internationaux, dont la "Battle of the Year" créée en 1991.

Sur la route olympique, l'impulsion décisive est venue en 2018 d'une apparition aux Jeux de la jeunesse de Buenos Aires, qui ont consacré la Japonaise Ramu Kawai et le Russe Sergei Chernishev, alias "Bumblebee", devant un public déchaîné.

"Beaucoup se sont inquiétés de voir l'aspect sportif dévorer la composante culturelle et artistique", racontait fin novembre le "b-boy" de 20 ans cité par la Fédération internationale de danse sportive, qui a repris la discipline dans son giron.

"Mais tout fonctionne en harmonie. Les dotations ont augmenté, les budgets des festivals ont progressé. Et de manière générale, la demande pour le breaking croît, donc les danseurs ont plus d'opportunités commerciales", constate-t-il.

Tahiti, "lieu sacré" 

Un futur "parc urbain" accueillant breaking et skateboard est programmé sur la place de la Concorde, a rappelé Paris-2024 dans un communiqué, et accueillera aussi "concerts et performances".

Le surf connaîtra lui une nette évolution entre les deux éditions : les Japonais ont opté pour la plage de Tsurigasaki, aux rouleaux réputés sages, tandis que Paris-2024 a choisi le site de Teahupoo à Tahiti, dont les vagues sont parmi les plus puissantes et périlleuses au monde.

"Chez les surfeurs il y a une grande excitation autour de Paris-2024, surtout à Tahiti", a souligné la Française Justine Dupont, spécialiste des vagues géantes et présidente de la commission des athlètes de la Fédération internationale de surf (ISA), saluant en Teahupoo "un lieu sacré".

Enfin, dans les disciplines traditionnelles, le nombre d'épreuves mixtes va passer de 18 à Tokyo à 22 à Paris, a annoncé le CIO : outre la future épreuve d'athlétisme, la voile organisera deux courses mixtes en kitesurf et "470", et réfléchit à une "course au large mixte".

Peu de formats nouveaux ont été acceptés par le CIO, à l'exception de deux épreuves de slalom extrême en canoë, alors que les fédérations avaient soumis 41 propositions allant de l'aviron de mer au cross-country en passant par le "parkour".

AFP/VNA/CVN
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