02/03/2021 09:08
Le Ghana et la Côte d'Ivoire sont devenus lundi 1er mars les premiers pays à vacciner contre le Covid-19 grâce au dispositif Covax destiné aux pays pauvres, tandis que les Etats-Unis se préparaient à l'arrivée du vaccin Johnson & Johnson.
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Prise de température à l'entrée d'un centre de vaccination contre le COVID-19 au Palais des sports d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 1er mars.
Photo : AFP/VNA/CVN

La pandémie a fait au moins 2,53 millions de morts dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP lundi 1er mars. Et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu qu'il était "irréaliste" d'espérer en finir avec le coronavirus d'ici fin 2021, surtout avec la nouvelle hausse du nombre de cas ces derniers jours, après sept semaines consécutives de baisse.

"Mais je pense que ce avec quoi nous pouvons en finir, si nous sommes intelligents, ce sont les hospitalisations, les morts et la tragédie associées à cette pandémie", a estimé Michael Ryan, directeur des opérations d'urgence de l'OMS.

Si la plupart des pays riches ont entamé depuis des semaines leurs campagnes de vaccination, le président ghanéen Nana Akufo-Addo, 76 ans, est devenu lundi 1er mars la première personne au monde à recevoir une dose du vaccin AstraZeneca financée par Covax. "Il est important que je donne l'exemple", a-t-il déclaré.

En Côte d'Ivoire, le secrétaire général de la présidence ivoirienne, Patrick Achi, s'est également fait vacciner grâce à Covax.

Ce système vise à fournir cette année des vaccins anti-COVID à 20% de la population de près de 200 pays et territoires, mais il comporte surtout un mécanisme de financement permettant à 92 économies à faible et moyen revenu d'avoir accès aux précieuses doses.

OMC: priorité au COVID

La pandémie a aggravé la fracture entre pays riches et pauvres, et plusieurs associations britanniques spécialisées dans l'aide internationale ont mis en garde lundi 1er mars contre le risque d'une augmentation de la famine et de la crise humanitaire dans certains pays fragiles, comme le Yémen.

La nouvelle directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, lors du Conseil général de l'OMC à Genève, le 1er mars. Photo : AFP/VNA/CVN

Même son de cloche chez le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "C'est encourageant de voir le personnel de santé des pays à faibles revenus commencer à être vacciné, mais il est regrettable que cela survienne presque trois mois après que certains des pays les plus riches ont commencé leur campagne de vaccination", a-t-il dit.

De nombreuses voix réclament en outre que l'Organisation mondiale du commerce (OMC) - qui a accueilli lundi 1er mars sa nouvelle cheffe, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala - lève les protections des brevets sur les vaccins anti-COVID pour accroître leur production.

Cette proposition, faite par l'Inde et l'Afrique du Sud, doit être débattue lors du Conseil général de l'OMC les 1er et 2 mars, mais aucune décision n'est attendue en l'absence de consensus.

La nouvelle directrice générale a appelé à "donner la priorité à l'action relative au COVID-19".

Jusqu'à présent, plus de 244 millions de doses de vaccins anti-COVID ont été administrées dans au moins 123 pays ou territoires, selon un comptage réalisé par l'AFP lundi 1er mars.

En Inde, le Premier ministre Narendra Modi a été vacciné lundi 1er mars, contrairement à des milliers de candidats qui avaient pris rendez-vous via une application défectueuse.

Dans ce pays, qui veut vacciner 300 millions de personnes d'ici fin juin, le programme s'est ouvert lundi 1er mars aux plus de 60 ans et aux plus de 45 ans présentant une comorbidité.

L'Uruguay, dernier pays d'Amérique du Sud à recevoir des doses de vaccins, a débuté lundi 1er mars sa campagne de vaccination.

"Passeport vert" européen

L'adhésion de la population au vaccin contre le COVID-19 est en hausse dans plusieurs pays, comme le Royaume-Uni, les États-Unis ou même la très sceptique France, selon une étude internationale publiée lundi 1er mars par le cabinet Kekst CNC.

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe (près de 123.000 morts), une étude menée en conditions réelles chez les plus de 70 ans et publiée lundi 1er mars montre que les vaccins Pfizer et AstraZeneca sont "hautement efficaces" après une première dose.

Nombre de morts liés au coronavirus officiellement annoncés par pays, au 1er mars à 11h00 GMT. Photo : AFP/VNA/CVN

Aux États-Unis, quatre millions de doses du vaccin de Johnson&Johnson approuvé par les autorités sanitaires seront distribuées dès mardi 2 mars dans le pays le plus endeuillé par la pandémie (plus de 500.000 morts).

Ce vaccin unidose appelé Janssen COVID-19, qui peut être stocké à des températures de réfrigérateur, rejoint ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna dans l'immense campagne de vaccination aux États-Unis

Dans l'UE, le vaccin Janssen devrait être approuvé par l'Agence européenne des médicaments début mars, et distribué à partir de fin mars ou début avril.

En France, l'utilisation du vaccin AstraZeneca, jusque-là déconseillé aux plus de 65 ans, est désormais recommandé aux personnes de 50 à 75 ans présentant des comorbidités, a annoncé le gouvernement dans la soirée. Le président français Emmanuel Macron a appelé à "tenir" encore "4 à 6 semaines" avant de pouvoir desserrer certaines contraintes.

La Slovaquie a quant à elle reçu lundi 1er mars son premier lot du vaccin russe Spoutnik V.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a par ailleurs annoncé lundi 1er mars que Bruxelles présenterait en mars un projet de "passeport vert" numérique attestant d'une vaccination contre le Covid ou de tests négatifs pour voyager plus librement, alors que les droits associés à ce document divisent les Vingt-Sept.

En Allemagne, les salons de coiffure, fermés depuis deux mois et demi, ont rouvert 1er mars, première étape d'un assouplissement des restrictions de plus en plus attendu.

L'Allemagne va par ailleurs restreindre à partir de lundi 1er mars à minuit les passages à sa frontière en provenance de France, après avoir classé le département de Moselle en zone COVID à haut risque.

En Turquie au contraire, les restrictions en vigueur depuis début décembre vont être assouplies : les restaurants pourront rouvrir et le couvre-feu imposé le weekend sera raccourci, a annoncé le président Recep Tayyip Erdogan.
 
AFP/VNA/CVN
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