>> El Niño : l’inquiétant retour de l’enfant terrible du Pacifique
>> Canicule et El Niño au Vietnam : les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue
>> Les prix alimentaires reculent, mais El Niño menace
![]() |
| Un écran d'ordinateur affiche des données sur le phénomène de réchauffementEl Niño qui va se développer entre juin et août cette anée au siège de l'Organisation météorologique mondiale, le 1er juin 2026 à Genève. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
L'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) estime désormais à 81% les chances que cet épisode d'El Niño soit "très fort", ce qui en ferait l'un des plus intenses enregistrés depuis le début des mesures en 1950.
El Niño est une variation naturelle du climat qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial.
Si chaque El Niño est différent, le phénomène a historiquement provoqué ou intensifié des sécheresses dans certaines régions de l'Amazonie, d'Amérique centrale, d'Indonésie et d'Australie, des perturbations de la mousson en Inde et des pluies diluviennes dans l'est de l'Afrique.
Selon les météorologues américains, les températures à la surface sont déjà 1,2°C au-dessus de la moyenne dans une portion définie du Pacifique équatorial.
Associées au réchauffement des eaux sous la surface et à l'évolution des vents et des régimes de pression, "le système océan-atmosphère a reflété un renforcement du phénomène El Niño", indiquent-ils.
Combiné au changement climatique d'origine humaine, le dernier El Niño a contribué à faire de 2023 la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée et de 2024 l'année la plus chaude.
Le phénomène se produit généralement tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois.
Une fois passé, la chaleur océanique se dissipe lentement et peut continuer à faire grimper les températures mondiales l'année suivante, ce qui explique que de nombreux climatologues craignent que 2027 batte le record de l'année la plus chaude jamais enregistrée.
AFP/VNA/CVN



