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| La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le CAC 40 a perdu 129,20 points (-1,62%) s'éloignant du seuil des 8.000 points (7.835,31 points). La veille, le CAC avait déjà reculé de 0,89%, à 7.964,51 points.
La journée a surtout été marquée par la poursuite de l'envolée des taux d'emprunt français à dix ans jusqu'à 4,96%, avant de terminer à un peu moins de 4,92%, en hausse par rapport à la veille (4,85%).
Très scruté sur les marchés, l'écart - le "spread" - avec la référence européenne du "Bund" allemand à dix ans (3,50%) s'est encore creusé à plus de 140 points de base (ou 1,4 point de pourcentage).
La hausse des taux longs est alimentée par des réactions en chaîne : conflit au Moyen-Orient, flambée des prix du pétrole, inflation, relèvement des taux courts par les Banques centrales.
La hausse des taux s'explique également par l'endettement des États qui empruntent sur des marchés où les géants américains de la tech émettent aussi de la dette pour financer leurs investissements dans l'IA.
Dans le détail, Cap Gemini (logiciels, solutions informatiques) a séduit les investisseurs (+7,38% à 112,10 euros) grâce aux bons résultats d'Accenture aux États-Unis.
Les champions technologiques français n'ont bénéficié qu'à la marge des bons résultats annoncés la veille aux États-Unis par le fabricant de puces Micron (STMicroelectronics +0,79% à 47,25 euros et hors CAC 40, Soitec +1,67% à 158,55 euros).
Pour le reste, les autres secteurs ont souffert : les banques (Société Générale -5% à 66,08 euros et Crédit Agricole -3,70% à 16,92 euros), les services (Accor -4,01% à 44,01 euros) ou l'industrie (Arcelor Mittal -4,41% à 56,74 euros et Saint Gobain -3,94% à 63,32 euros).
AFP/VNA/CVN



