La Bourse de Paris déprimée par le risque de récession (-1,20%)

La Bourse de Paris n'a pas réussi à limiter la casse mardi 14 juin et a continué de s'enfoncer sous la barre des 6.000 points sur fond de craintes de récession économique alors que la Banque centrale américaine se réunit.

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La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

Après un tout début de séance proche de l'équilibre, l'indice vedette CAC 40 s'est enfoncé, jusqu'à finir en repli de 1,20% à 5.949,84 points. C'est sa sixième séance de baisse d'affilée.

La probabilité d'un resserrement monétaire plus fort que prévu de la banque centrale américaine (Réserve fédérale, Fed) continue d'effrayer les marchés qui considèrent désormais qu'une hausse de taux musclée de 0,75 point de pourcentage semble être l'issue la plus probable de la réunion qui se tient mardi 14 juin et mercredi 15 juin.

"Le président de la Fed doit maintenir un discours agressif, surtout après les chiffres de l'inflation de la semaine dernière", ressorti à nouveau plus haut, explique François Rimeu, stratégiste du gestionnaire d'actifs Groupe La Française.

La page d'une politique monétaire accommodante se tourne dans une grande partie du monde où la prolifération des liquidités apportées par les banques centrales et les gouvernements a débouché sur de l'inflation avec la reprise post-pandémie, que la tension en Ukraine a ensuite intensifiée.

Désormais "tout le monde se demande si nous nous dirigeons vers une récession et à quel point elle sera grave", commente Craig Erlam, analyste d'Oanda. Ces craintes se matérialisent particulièrement sur le marché obligataire, où le taux d'intérêt de la dette française à 10 ans atteint 2,382%, au plus haut depuis 2014.

Aux États-Unis les taux à court terme avoisinent voire dépassent les taux à long terme et François Rimeu s'attend à ce que le phénomène s'accentue dans les mois à venir.

Du côté des valeurs, l'action du géant informatique Atos a dégringolé de 23,38% à 14,41 euros à la suite de la présentation d'un plan de scission en deux entités cotées et l'annonce du départ de son directeur général au plus tard à la fin de l'été.

Air France-KLM (-13,13% à 1,30 euro) a annoncé avoir bouclé son augmentation de capital de 2,256 milliards d'euros, ses deux plus grands actionnaires, les États français et néerlandais, ayant participé à la hauteur de leurs participations tandis que l'armateur marseillais CMA CGM entre au capital.

TotalEnergies a annoncé un accord avec Adani Entreprises Limited (AEL), le plus grand conglomérat privé indien dans le domaine de l’énergie et des infrastructures, afin de "créer un acteur géant de la production d'hydrogène vert". L'action a pris 1,37% à 54,08 euros.


AFP/VNA/CVN