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L'attaquant belge de Lille, Matias Fernandez-Pardo (gauche), buteur lors du derby du Nord contre Lens, le 30 mars au stade Pierre-Mauroy. |
Photo : AFP/VNA/CVN |
Le Losc remonte au cinquième rang (47 points), avec le même total que Nice, quatrième, et deux points derrière Marseille, troisième, tout en repoussant son rival honni, Lens, en neuvième position (39 pts).
Après deux succès de suite à Marseille (1-0) et à domicile contre Rennes (1-0), qui avait laissé naître l'espoir assez fou d'une qualification pour une compétition européenne, cette défaite dans la banlieue lilloise a ramené les Sang et Or à leur réalité.
Celle d'un club qui a perdu quatre de ses titulaires à l'intersaison pour renflouer ses caisses, mettant à mal par la même occasion ses ambitions sportives à court terme.
À l'inverse, celles des Lillois reprennent de l'épaisseur, après une période compliquée juste avant la trêve internationale, où ils ont laissé échapper le premier quart de finale de Ligue des champions de leur histoire face à Dortmund (2-1), avant de s'incliner à Nantes (1-0).
Émoussés physiquement lors de ces deux rencontres, les Dogues ont semblé bien plus toniques sur leur pelouse, appliquant une forte pression sur les porteurs de balle lensois, en particulier en première période.
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L'un des tifos des supporteurs de Lille lors du derby du Nord remporté contre Lens, le 30 mars au stade Pierre-Mauroy. |
Photo : AFP/VNA/CVN |
C'est ainsi que Matias Fernandez-Pardo s'est procuré deux grandes occasions : d'abord en volant le ballon dans les pieds du jeune Kyllian Antonio (17 ans), avant de buter sur Mathew Ryan (2e). La deuxième fois fut la bonne, quand l'ailier l'a subtilisé au gardien australien, pataud et fautif, avant d'ouvrir le score (19e).
Une période chacun
Dix minutes plus tard, Fernandez-Pardo a cette fois perdu son duel face à Ryan après une nouvelle récupération lilloise, au milieu de terrain, suivie d'une transition emmenée par Mitchel Bakker.
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L'attaquant de Lille, Jonathan David, (gauche) au duel avec le défenseur de Lens, Facundo Medina (droite), lors du derby du Nord, le 30 mars au stade Pierre-Mauroy. |
Photo : AFP/VNA/CVN |
L'attaquant de 20 ans a même eu une dernière occasion nette dans ce premier acte, mais sa frappe, déviée, a heurté la barre transversale (42e). Après la pause, le club nordiste a été davantage dans la gestion, au risque d'ennuyer le Stade Pierre-Mauroy quasiment comble pour l'occasion, et la rencontre a été davantage hachée.
Les joueurs de l'Artois ont été plus pressants sans être toutefois dangereux jusqu'en fin de match, où Mbala Nzola (87e) puis Jérémy Agbonifo ont décoché plusieurs frappes qui ont fui de peu le cadre. Du reste, une frappe de Goduine Koyalipou (77e), contrée, et plusieurs ballons brûlants dans la surface lilloise ont fait passer quelques frissons dans l'enceinte de Villeneuve-d'Ascq.
Mais les joueurs de Will Still n'ont pas trouvé la faille pour rompre la domination de Lille dans le derby : trois victoires consécutives. La dernière défaite lilloise face aux Lensois remonte à avril 2022.
Au-delà de l'importance que revêt ce duel aux yeux des supporters lillois, c'est surtout la bonne opération du club dans la course à la Ligue des champions qui restera.
Après la défaite de Lyon à Strasbourg (4-2) et de Marseille à Reims (3-1), les Dogues ont saisi l'occasion de remonter au classement, sans toujours briller, en souffrant parfois, mais en gagnant finalement.
AFP/VNA/CVN