Fusillade au Texas
Joe Biden se rend à Uvalde pour apaiser la souffrance d'une ville traumatisée

Le président américain Joe Biden se rend dimanche 29 mai dans la ville texane d'Uvalde, cinq jours après la tuerie dans une école primaire, pour apporter toute son empathie aux proches endeuillés par cette fusillade qui a choqué l'Amérique et relancé le débat sur les armes à feu.

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Joe Biden se rend dimanche 29 mai dans la ville texane d'Uvalde, cinq jours après la tuerie dans une école primaire.

"On ne peut pas rendre les drames illégaux, je le sais. Mais on peut rendre l'Amérique plus sûre", a plaidé samedi le président des États-Unis, regrettant que "dans tant d'endroits, tant d'innocents soient morts".

Dix-neuf enfants et deux enseignantes ont péri mardi dans l'école Robb d'Uvalde sous les balles de Salvador Ramos, 18 ans à peine, l'une des pires fusillades des dernières années dans le pays. Le démocrate de 79 ans, qui a lui même perdu deux de ses enfants - sa fille encore bébé dans un accident de voiture, et un fils adulte suite à un cancer -, avait évoqué sa propre souffrance peu après la tuerie.

"Perdre un enfant, c'est comme si l'on vous arrachait une partie de votre âme", avait-il dit mardi. "Rien n'est plus jamais pareil."

"Lobby des armes"

À Uvalde, Joe Biden doit rencontrer des familles de victimes, des dirigeants locaux et des responsables religieux. Connu pour son empathie, il saura sans doute trouver les mots face à la souffrance des proches. Mais le chef de l'État peut difficilement promettre des actes à ceux qui réclament un encadrement plus strict des armes à feu.

La trop fine majorité parlementaire démocrate ne lui permet pas de faire passer seule une législation significative sur le sujet. Les élus de son camp ont besoin de convaincre quelques républicains pour obtenir la majorité qualifiée nécessaire. La Maison Blanche, réticente à trop impliquer Joe Biden dans la bataille politique, a dit jeudi avoir "besoin de l'aide du Congrès", par la voix de sa porte-parole Karine Jean-Pierre.

Message répercuté par la vice-présidente Kamala Harris, qui a affirmé samedi 28 mai que les élus devaient "avoir le courage de s'opposer, une fois pour toutes, au lobby des armes, et d'adopter des lois raisonnables sur la sécurité en matière d'armes à feu".

AFP/VNA/CVN

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