>> Nouveau report du plan de Bruxelles pour le "made in Europe"
>> BMW : le bénéfice net trimestriel chute plombé par le recul des ventes en Chine
>> Volkswagen rappelle plus de 2,8 millions de véhicules pour risque de corrosion de la direction
![]() |
| Le président Emmanuel Macron participe au Mondial de l'Auto, le 14 octobre 2024 à Paris. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le chef de l’État va mettre l'accent sur trois priorités, l'électrification des véhicules, la préférence européenne et l'innovation, notamment sur le véhicule autonome, a annoncé dimanche 11 octobre l’Élysée.
Emmanuel Macron, qui inaugurera le dernier Mondial de son double quinquennat - il quittera ses fonctions en mai 2027 - a aussi reçu dimanche soir 11 octobre une soixantaine d'acteurs européens de la filière lors d'un dîner à l’Élysée. Ce dernier réunit les acteurs "ayant investi de longue date en Europe", a précisé l’Élysée.
"L'électrification est le moteur de la reprise du marché et de la production en France", relève l’Élysée. La part de marché des véhicules électriques est passée de 1% en 2017 à 40% en septembre en France, souligne la présidence.
Emmanuel Macron se rendra lundi 12 octobre sur les stands de Valeo, Renault, Stellantis et de la Fabrique de l'Innovation, stand de la Plateforme de l'automobile (PFA), qui représente les constructeurs et co-organise le Mondial.
Il présidera ensuite une table ronde consacrée au véhicule autonome.
"Ce Mondial de l'automobile, se tient à un moment très particulier", a estimé le ministre délégué chargé de l’Industrie Sébastien Martin dimanche 11 octobre, lors d'une présentation des nouveaux modèles du groupe Volkswagen.
2CV électrique
"Notre modèle industriel est confronté à un choc provenant de l'extérieur qui nous remet en question et qui nous interpelle", et ce salon doit être l'occasion, pour "toute la filière et tous les pouvoirs publics", de "montrer qu'elle a envie d'avancer, qu'elle a envie de répondre à ce défi", a souligné le ministre.
![]() |
| Le véhicule électrique Renault Twingo E-Tech présenté à la presse à Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Cette édition débute dans un climat complexe pour l'industrie automobile européenne, qui n'a jamais retrouvé le niveau des ventes d'avant-Covid, encadrée par la réglementation européenne - à la fois protectrice du "made in Europe", incitative pour développer l'électrique, et contraignante en termes d'objectifs environnementaux.
Elles représentent désormais 10% des ventes de véhicules en Europe et constitueront plus du tiers des 60 exposants du Mondial.
"Le monde bouge" et "c'est une vitrine de ce qui se passe dans l'industrie automobile à l'instant T.", a estimé le directeur du salon, Serge Gachot.
"Pendant le Mondial de l'Auto, Paris devient la capitale automobile du monde", a lancé le directeur général des activités européennes de Stellantis, Emanuele Cappellano, durant une soirée organisée par le groupe dimanche 11 octobre.
Serge Gachot promet lui "une belle fête de l'automobile". Le salon, qui a lieu tous les deux ans dans la capitale, prévoit d'accueillir environ 500.000 visiteurs, comme en 2024.
Les visiteurs vont pouvoir tester près de 90 modèles de 20 marques, "parmi lesquels des citadines, berlines et SUV, électriques ou hybrides", détaille un communiqué du Mondial, avec plus de 5.000 créneaux d'essais proposés.
"On aura aussi des essais de conduite entièrement automatique, supervisée", notamment avec Tesla, indique Serge Gachot.
Stellantis, qui sera présent avec huit marques, va dévoiler la version électrique de sa mythique Citroën 2CV, dont la production s'était arrêtée en 1980, et qui devrait coûter moins de 15.000 euros.
Toutes les marques du groupe Volkswagen sont également attendues, ainsi que Renault, mais aussi Mercedes, Hyundai, Volvo ou Smart, absentes en 2024.
AFP/VNA/CVN





