12/07/2020 14:48
Malgré les contraintes liées à l'épidémie de COVID-19, des festivals de juillet en musiques du monde ou jazz ont décidé de maintenir tout de même une affiche, n'ayant évidemment rien à voir avec celle d'une édition normale
Vincent Segal et Cyril Atef, le 24 janvier au Bataclan pour un concert visant à lever des fonds pour Haïti. Photo : AFP/VNA/CVN

Entre règles sanitaires plus ou moins strictes et frontières plus ou moins ouvertes, certains festivals de juillet en musiques du monde ou jazz ont décidé de maintenir tout de même une affiche, n'ayant évidemment rien à voir avec celle d'une édition normale.

Les Suds à Arles, l'un des principaux rendez-vous estivaux en matière de musiques du monde qui s'étale normalement sur une semaine, avait prévu d'accueillir le Serbe Goran Bregovic et son orchestre de musiques balkaniques, le chanteur et oudiste tunisien Dhafer Youssef, ou la diva malienne Oumou Sangaré, toujours confinée à New York.

Sa 25e édition durera finalement trois jours, du 16 au 18 juillet, dans des lieux plus petits que ceux habituels, Théâtre Antique, Forges ou Cour de l'Archevêché.

"Quand les consignes se sont vraiment assouplies autour du 20 juin, on s'est rapprochés des services municipaux et de la préfecture pour imaginer le cadre dans lequel on pourrait accueillir du public", indique à l'AFP le directeur des Suds, Stéphane Krasniewski. "Et en quinze jours, on a remonté un festival de trois jours".

Afin de composer au mieux avec les règles de distanciation, le festival a choisi des lieux plus adaptés à l'accueil d'un public clairsemé.
La chanteuse Rosemary Standley, le 14 juillet 2008 à aux Francofolies de La Rochelle. Photo : AFP/VNA/CVN

Pour ce mi-festival, le public a répondu présent. "Deux des trois principaux concerts, ceux des duos Vincent Segal-Ballaké Sissoko et Rosemary Standley-Dom La Nena, sont déjà complets, et le troisième avec Manu Théron consacré à un répertoire de chants protestataires occitans (...) est sur le point de l'être", assure le directeur des Suds.

Malgré cet engouement, le festival ne rassemblera au total que 4.000 spectateurs environ, contre... 47.000 en 2019. Le Nice Jazz Festival, habituellement une grosse cylindrée dans la sphère des festivals de jazz, devait pour sa part annoncer les venues de la chanteuse Melody Gardot, du pianiste Brad Mehldau ou du saxophoniste Joshua Redman en provenance des États-Unis, et du chanteur-guitariste Thomas Dutronc.

Après son annulation, la Ville de Nice a décidé de prendre le relais. Sous l'appellation Nice Jazz Summer Sessions, cinq concerts seront organisés du 17 au 21 juillet au Théâtre de Verdure. Mais on sera loin des 43.000 spectateurs du NJF 2019.

À l'exception de Liz McComb, une chanteuse afro-américaine de gospel résidant de longue date en Ile-de-France, les musiciens sont des habitants de la région comme le batteur André Ceccarelli, le guitariste Sylvain Luc, l'accordéoniste Richard Galliano et les frères Belmondo.
AFP/VNA/CVN
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