FAO et AFD aident le Vietnam dans la formation sur l’indication géographique

Une vingtaine de personnes a participé à une formation sur l’organisation des acteurs des chaînes de valeur des indications géographiques (organisation interprofessionnelle), du 6 au 9 juillet à Môc Châu, province montagneuse septentrionale de Son La. Le détail.

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Cette formation a été organisée conjointement par l’Agence française de développement (AFD) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en coopération avec le Département de la propriété intellectuelle du Vietnam (DPIV) dans le cadre du Projet régional AFD-FAO pour la promotion du développement rural au travers du développement des indications géographiques en Asie.

La formation sur l’organisation interprofessionnelle pour une indication géographique a eu lieu du 6 au 9 juillet à Môc Châu, province de Son La (Nord).

L’indication géographique (IG) est un nom, un signe ou une appellation figurant sur certains produits qui proviennent d’une zone géographique précise, et qui possèdent des caractéristiques particulière. Ainsi l’IG est utilisée pour certifier que le produit possède certaines qualités, a été fabriqué selon des méthodes traditionnelles ou jouit d’une certaine renommée en raison de son origine géographique. Tous ces éléments sont définis dans son cahier des charges.
Issus d’entreprises, d’instituts agricoles, des associations de produits sous IG au Vietnam, des Services des sciences et des technologies, du Département de la propriété intellectuelle du Vietnam (DPIV), les participants se sont vu doter des connaissances nécessaires sur les IG.
Une formation, huit modules
Durant quatre jours, l’expert suisse Peter Damary, de l’organisation REDD et mandaté par la FAO, a fourni aux participants des connaissances par le biais de huit modules. Le premier a porté sur les facteurs nécessaires de protection de l’IG. Le deuxième a été la présentation d’un modèle commercial (à but non lucratif) de l’organisation interprofessionnelle pour les IG. Le troisième a consisté à chercher à comprendre la chaîne de valeur des produits sous l’IG. Le quatrième a abordé le rôle de la connexion des membres de la chaine de valeur de l’IG. Le module 5 a traité du rôle de l’organisation interprofessionnelle dans la gestion de la qualité et du contrôle du cahier des charges de l’IG. Les trois modules restants ont concerné le rôle de l’organisation dans la promotion du commerce, les sources de revenus importantes pour permettre une existence durable à l’interprofession et donc à l’IG - cette dernière devant permettre aux participants de construire le modèle commercial pour leurs organisation et en planifier le montage.

Une visite de terrain pour mieux comprendre la variété de thé Shan tuyêt.

«Je pense que c’est une vraie opportunité que de participer à cette formation. Notre nouvelle mission consiste à gérer des IG, travail pour lequel nous nous heurtons à maintes difficultés. En participant à cette classe, l’enseignant et les participants ont partagé les expériences. La méthode interactive employée a donné une ambiance très chaleureuse mais pas seulement, puisque nous avons pu travailler très efficacement», a déclaré Hoàng Thị Thu Huyên, de l’Institut des sciences agricoles du Vietnam.
«Cette formation est indispensable non seulement pour les entreprises qui s’intéressent aux IG, mais pour les organismes compétents. L’enseignant a donné les exemples de la Suisse, de la France dans l’application et le contrôle des IG. Cela permet aux participants de s’équiper tant de connaissances théoriques en la matière que d’expériences pratiques», a partagé Phùng Manh Truong, de l’Institut de la standardisation de la qualité.

Les formateurs et les participants à la cérémonie de clôture de la formation sur l’organisation interprofessionnelle pour une indication géographique, le 9 juillet à Môc Châu, province de Son La (Nord).

Les participants ont également visité la Compagnie théière Co Do et Môc Châu. Ils ont discuté avec les cultivateurs de thé de la région, cherché à comprendre les chaînes de production et d’emballage des produits issus du thé, le processus de contrôle de la qualité des produits Shan tuyêt, lesquels sont protégés par le DPIV depuis 2010.

Texte et photos : Phuong Mai/CVN