04/07/2021 16:48
Le Danemark, toujours porté par la mystique de Christian Eriksen, s'est qualifié pour la 4e demi-finale d'Euro de son histoire en battant la République tchèque (2-1) et son buteur Patrik Schick, samedi 3 juillet à Bakou.
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Les joueurs du Danemark célèbrent leur victoire face à la République tchèque au stade olympique de Bakou, le 3 juillet, synonyme de qualification en demi-finale de l'EURO 2020.
Photo : AFP/VNA/CVN

Il y a quelque chose de béni au royaume de Danemark, comme l'idée d'un destin. Les Rouges iront au pays de Shakespeare défier l'Angleterre ou l'Ukraine (coup d'envoi 21h00) pour continuer de marcher sur les traces de poudre de la "Danish Dynamite", championne d'Europe en 1992.

Cet été-là, l'équipe était arrivée en sandales, après le bannissement de la Yougoslavie déchirée, et sans son meilleur joueur, Michael Laudrup, fâché avec son sélectionneur.

En 2021, elle reste une surprise et elle est privée de son meilleur joueur, Christian Eriksen, victime d'un accident cardiaque sur le terrain au premier match avant d'être réanimé à même la pelouse et tiré d'affaire, un drame qui a ému la planète entière.

La banderole "For Christ10an" ornait bien une des quatre tribunes du stade Olympique de Bakou, où les supporters danois ont assuré, à un bon millier, l'ambiance dans une enceinte peu garnie.

Buts de Delaney et Dolberg

Les fans danois rappelaient par ce message que depuis sa convalescence, le numéro 10 veille sur ses coéquipiers.

Les Tchèques eux étaient quasi absents, l'Azerbaïdjan étant classé à fort risque sanitaire par Prague.

Dans la vieille ville de Bakou, les fans danois croyaient à leur destin. Ils rêvent de surprendre encore, mais cette quatrième entrée dans le dernier carré leur vaut des galons européens, après 1964, 1984 et 1992.

Les buts de Thomas Delaney (5e) et Kasper Dolberg (42e) ont approché les Vikings à deux matches de leurs glorieux aînés.

Ils ont récompensé la domination danoise face à des Tchèques décevants en première période. Leur leader Schick a sonné le réveil en signant son 5e but (49e), pour rejoindre Cristiano Ronaldo en tête des buteurs du tournoi, mais trop tard.

Privés notamment de leur capitaine Vladimir Darida à la déconstruction du jeu adverse, les hommes de Yaroslav Silhavy ont cette fois pêché derrière.

D'ordinaire si rigoureuse, la défense de la "Reprezentace" a complètement oublié Thomas Delaney à hauteur du point de penalty, sur un corner de Jens Stryger, et l'a laissé ajuster une tête imparable pour Tomas Vaclik.

Schick, Monsieur 83%

Patrik Schick, le Monsieur 83% des buts tchèques à l'Euro, entre deux joueurs du Danemark, le 3 juillet à Bakou, en Azerbaïdjan. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Le quatuor défensif a été bousculé par les centres de Jens Stryger, l'énergie du joueur Delaney et les montées de l'autre excentré, le gauche, Joakim Maehle.

D'un extérieur du pied "modricien", le latéral de l'Atalanta Bergame a offert son troisième but du tournoi à Dolberg, au second poteau.

Pourtant, en attaque, le jeu collectif tchèque était toujours soigné, avec des combinaisons malines. Mais la réussite fuyait les Tchèques comme les retournés de Schick : un complètement raté (35e), un dévié (48e).

Enfin, sur un centre de Tomas Kalas, monté à l'abordage, le Monsieur 83% des buts tchèques à l'Euro (5 sur 6) a relancé son équipe dès le retour des vestiaires.

Les changements de Silhavy à la pause ont fait du bien, avec un attaquant de plus, Michael Krmencik, mais son équipe n'est pas revenue au score.

Yussuf Poulsen, entré à la place de Dolberg, a même eu plusieurs balles de 3-1, manquant plusieurs contres (62e, 69e, 78e), avec une belle détente de Vaclik sur le dernier, également vigilant comme un gardien de hockey devant Maehle (82e).

Les joueurs de Kasper Hjulmand n'ont pas eu à regretter ces occasions manquées, ils ont vengé le République tchèque - Danemark (3-0) de 2004, dans un autre quart de finale de l'Euro.

Il y avait beaucoup d'histoires dans ce quart de finale surprise, le seul pourtant entre deux anciens vainqueurs (1976 pour la Tchécoslovaquie).

Kasper Schmeichel va peut-être à son tour pouvoir raconter ses contes de champion d'Europe à son fils, comme le faisait son père Peter, gardien de l'équipe nationale en 1992...

AFP/VNA/CVN

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