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| Vue aérienne de Devighat, après des inondations meurtrières le 27 août au nord de Katmandou au Népal. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le puissant mur d'eau et de boue qui a submergé la région, balayant des villages entiers, a coûté la vie à 359 personnes côté népalais, selon un nouveau bilan de la police locale, et à 3 autres dans le Tibet (Chine).
Selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS), la vague a été causée par l'effondrement d'une partie d'un glacier, d'une violence telle qu'il a été enregistré comme un séisme de magnitude 5,2 et a causé de nombreux glissements de terrain.
Au Népal, elle a balayé la vallée de la rivière Trishuli dans le district de Nuwakot, au nord de Katmandou, et celle de la Bhotekoshi à l'est de la capitale.
"Tout est fini", a constaté Omkar Joshi, 35 ans, rescapé de la localité népalaise de Timure. "Ce n'est plus qu'un gigantesque cimetière. Il ne reste plus que du sable et des pierres trempés du rouge du sang des morts".
Vingt-quatre heures après le passage de ce mini-tsunami, les autorités népalaises restaient jeudi 27 août sans nouvelle de 910 personnes, selon l'autorité népalaise en charge des situations d'urgence.
Parmi eux figurent 517 ressortissants étrangers.
"On continue à chercher"
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| Des habitants observent des maisons partiellement submergées dans des eaux boueuses à la suite d'inondations soudaines survenues à Trishuli Bazar, dans le district de Nuwakot au Népal, le 26 août. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
De l'autre côté de la frontière, les médias d'État chinois ont rapporté que 558 personnes, dont 260 étrangers, étaient toujours disparues après le passage des "torrents de boue" qui ont enseveli Gyirong Port.
Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian, a par ailleurs indiqué qu'une centaine de ressortissants chinois étaient portés manquants côté népalais, dont des touristes et des pèlerins.
Au cœur de l'Himalaya, cette région du Népal est très prisé des randonneurs et alpinistes du monde entier, notamment pour gravir le mont Everest.
Une vidéo de surveillance vérifiée par l'AFP montre un bâtiment de plusieurs étages et plusieurs personnes tentant de fuir, soudainement engloutis par les flots.
Une autre, également authentifiée, montre une vague gigantesque, comparable à un tsunami, s'abattre sur un parking en surplomb d'une rivière, paisible quelques instants plus tôt, balayant des autocars et un bâtiment avec une force dévastatrice.
"Mon frère aîné fait partie de ceux qui ont disparu", a témoigné Subash Khatani, venu jeudi matin 27 août à l'hôpital Bir, à Katmandou, dans l'espoir d'obtenir de ses nouvelles. "On continue à le chercher".
"Le reste a disparu"
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| Des habitants passent devant des maisons noyées sous la boue après des crues soudaines à Devighat au Népal, le 27 août. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Les recherches se sont poursuivies toute la journée, notamment avec des hélicoptères militaires qui ont évacué 351 personnes, selon l'armée, qui a précisé que plus de 9.000 soldats et policiers étaient déployés pour évacuer les sinistrés.
"Nous avons passé toute la nuit dans une école avec une centaine d'autres personnes" de la localité de Syabrubesi, a rapporté Laloma, 27 ans, qui s'est identifiée sous son seul prénom. "Tout le reste (du village) a disparu".
Le président chinois Xi Jinping s'est exprimé peu après la catastrophe : "La priorité absolue est la mobilisation de tous les moyens pour rechercher et secourir les personnes disparues, évacuer et reloger les habitants en danger, soigner rapidement les blessés et réduire au maximum le nombre de victimes".
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| Népal : crue dévastatrice à la Images satellite du village de Syabrubesi proche du Tibet (Chine), en grande partie ravagé par la crue de la rivière Trishuli au cours d'inondations meurtrières dans cette région du Népal, avant la crue le 23 août et après la crue le 26 août. Photo : AFP/VNA/CVN |
Parmi les ressortissants étrangers disparus figurent 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 33 Britanniques, 25 Canadiens, 15 Australiens et 12 Israéliens, a détaillé le bureau du tourisme népalais.
Quatre Français étaient également portés disparus.
L'organisateur népalais de randonnées Himalayan Glacier a précisé qu'il restait sans nouvelle d'un de ses groupes de 47 personnes. "Nos équipes font la tournée des hôpitaux où les victimes sont acheminées", a dit son directeur, Sanket Pandey.
"Risque"
Le gouvernement népalais a multiplié jeudi 27 août les mises en garde contre une possible deuxième crue à cause du lac formé par l'effondrement du glacier.
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| Des femmes devant une maison portant des traces de boue indiquent le niveau de l’eau après des crues dévastatrices près de Devighat, au Népal, le 27 août. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Il semble que le flot de la rivière Lhende soit encore obstrué en amont" par le bloc de glace qui s'est effondré, a relevé l'autorité de gestion des situations d'urgence.
"À cause du risque de nouvelle inondation, toutes les populations en aval sont priées de rester extrêmement vigilantes", a ajouté l'institution.
Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson d'été (juin-septembre) au Népal, au Tibet (Chine) et dans toute l'Asie du Sud.
Selon les scientifiques, le changement climatique accroît l'intensité et la fréquence de tels événements.
AFP/VNA/CVN







