Il part hier (le 3 juillet) et une réunion est prévue au lendemain, selon la porte-parole présidentielle, Zanele Mngadi, sans préciser avec qui M. Zuma doit s'entretenir.
Plus tôt dans la matinée, un communiqué du ministère sud-africain des affaires étrangères avait explicitement mentionné une participation de Jacob Zuma à une réunion, le 3 juillet en Russie, du groupe de contact international chargé du dossier libyen.
Les autorités russes n'avaient pas non plus confirmé le 3 juillet au matin une rencontre le jour même entre Jacob Zuma et le président russe Dimitri Medvedev.
Tard le 2 juillet au soir, le Kremlin avait simplement fait état d'une conversation téléphonique entre les deux présidents durant laquelle ils étaient convenus "d'une rencontre le plus tôt possible" afin de "coordonner les prochaines étapes en vue d'une solution au conflit libyen".
Comme l'Afrique du Sud, la Russie cherche à jouer un rôle de médiateur dans la crise libyenne. Dimitri Medvedev avait ainsi envoyé à la mi-juin en Libye son haut représentant russe pour l'Afrique, Mikhaïl Margelov, pour discuter avec les deux belligérants.
Fin mai, Jacob Zuma, mandaté par l'Union africaine (UA), s'était rendu à Tripoli pour rencontrer Mouammar Kadhafi et tenter une médiation, mais avait échoué.
L'annonce du déplacement de Jacob Zuma intervient par ailleurs juste après le Sommet de l'UA à Malabo (Guinée équatoriale) durant lequel l'organisation continentale a adopté un texte qui doit servir de base à des négociations futures entre les parties libyennes, mais dont serait exclu le colonel Kadhafi.
Le plan de l'UA prévoit "une cessation immédiate des hostilités, un cessez-le-feu complet, une réconciliation nationale, des arrangements pour une transition et un agenda pour une transformation démocratique".
Le Sommet de l'UA a également demandé la fin du siège de toutes les villes libyennes, la fin des attaques, la libération des personnes emprisonnées.
L'UA a difficilement adopté le 1 juillet un accord-cadre prévoyant notamment d'écarter le colonel des négociations.
Les membres de l'UA ont par ailleurs décidé de ne pas coopérer à l'exécution du mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale contre le colonel Kadhafi, jugeant qu'il compliquait le règlement de la situation.
Les États-Unis et l'Espagne ont fait fi le 2 juillet des menaces d'attaque proférées contre l'Europe par Mouammar Kadhafi, promettant au contraire que l'OTAN maintiendra la "pression" si le dirigeant libyen ne quitte pas le pouvoir. Le peuple libyen est "capable de porter un jour la bataille à la Méditerranée et à l'Europe", a assuré le colonel Kadhafi dans une allocution diffusée le 1 juillet au soir par haut-parleurs sur la Place Verte de Tripoli.
À Madrid, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a invité le colonel Kadhafi à "faire passer en premier le bien-être et l'intérêt de son peuple, quitter le pouvoir et faciliter une transition démocratique, plutôt que de proférer des menaces".
À ses côtés, son homologue espagnole, Trinidad Jimenez, a asséné que "la réponse de l'Europe est de continuer à travailler avec la même résolution" et de maintenir "la même pression politique et militaire" jusqu'au règlement de la crise.
AFP/VNA/CVN