France
COVID-19 : le spectre d'une neuvième vague avant Noël

L'épidémie de COVID-19, qui a connu en France une brève accalmie après une vague au début de l'automne, est en train de repartir avec une remontée des cas et des hospitalisations à la faveur de la baisse des températures et d'un nouveau variant, relançant les craintes pour les plus à risque.

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Dans un centre de dépistage du COVID-19 à Saint-Étienne, en février 2021. Photo : AFP/VNA/CVN

Vendredi 25 novembre, 48.629 nouveaux cas ont été enregistrés dans l'Hexagone, contre 33.177 nouveaux cas vendredi précédent 18 novembre, soit une hausse de 46%.

Le rebond actuel se traduit déjà par une "reprise à la hausse des nouvelles hospitalisations et admissions en soins critiques", après "quatre semaines de baisse", observe Santé publique France dans son dernier point hebdomadaire. Plus de 4.500 hospitalisations ont été enregistrées sur les sept derniers jours.

"Le fameux R, le taux de reproduction du COVID, est supérieur à 1 depuis plusieurs jours, ce qui signifie que l'incidence du nombre de cas augmente : on est dans un début de courbe plus ou moins exponentielle", indique Pascal Crépey, épidémiologiste à l'École des hautes études de santé publique.

Pour certains experts, pas de doute : "Une neuvième vague est en train de se former en France et plus généralement en Europe, en Asie du Sud-Est, et en Amérique du Nord", déclare Antoine Flahault, directeur de l'Institut en santé globale de l'Université de Genève.

Une vague "mue en France par le sous-variant BQ.1.1 d'Omicron, responsable de l'augmentation récente des contaminations mais aussi des hospitalisations", selon lui. BQ.1.1 est en train de remplacer progressivement BA.5.

En France, "si on se base sur les années précédentes, on peut s'attendre à ce que la courbe continue de monter et que les vacances de Noël offrent un premier répit", grâce aux congés scolaires, selon Antoine Flahault.

En France, huit premières vagues ont apporté une certaine immunité à la population, largement vaccinée mais qui est en retard pour les deuxièmes rappels. Mais si le nombre total de patients hospitalisés (moins de 19.000) reste nettement inférieur aux plus hauts niveaux observés cette année, cette reprise risque de percuter un système de santé déjà en difficulté.

L'hôpital est en effet éprouvé par une épidémie de bronchiolite d'une ampleur sans précédent, alors que la grippe saisonnière, qui se profile, fait craindre l'impact d'une "triplédémie".

La pandémie a fait 158.771 morts en France et, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 6,6 millions de morts dans le monde.

AFP/VNA/CVN

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