Argentine
Cocaïne meurtrière : le bilan grimpe à 22 morts, mais situation "stabilisée"

Les autorités argentines estimaient jeudi 3 février la situation "stabilisée" après avoir récupéré une grande partie de la cocaïne frelatée qui a tué au moins 22 personnes près de Buenos Aires et a jeté une lumière crue sur l'ampleur du problème de la drogue dans le pays.

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Vue d'une ruelle du bidonville Puerta 8 à Buenos Aires où de la cocaïne frelatée a été retrouvée, le 3 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

"En principe, nous avons stabilisé la situation", a déclaré le chef de cabinet du gouvernement provincial, Carlos Bianco. Il a évoqué une "grande tragédie" évitée grâce à la récupération "d'une grande quantité de doses" depuis 24 heures.

Le ministre provincial de Santé, Nicolás Kreplak, a confirmé que le point de vente de la cocaïne, situé à Loma Hermosa, une banlieue pauvre à 40 km au nord-ouest de Buenos Aires, avait été "démantelé et que 20.000 doses avaient été confisquées". Il n'a pas précisé la proportion de doses de ce total qui étaient effectivement frelatées.

Trois trafiquants d'un réseau local dont dépendait le point de vente, un taudis inhabité, ont été arrêtés à l'aube jeudi 3 février. Les autorités avaient confirmé mercredi 2 février dix interpellations. Huit personnes restaient en détention jeudi 3 février, selon les médias locaux.

Des policiers escortent Joaquin Aquino, aussi connu sous le nom de "El Paisa", accusé d'avoir distribué de la cocaïne frelatée à Buenos Aires, le 3 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'analyse de la drogue n'avait pas encore identifié jeudi 3 février la substance avec laquelle elle a été coupée, mais le ministère provincial de la Sécurité suspectait dans son alerte épidémiologique mercredi 2 février "un tableau d'intoxication aux opiacées".

"Indirectement on en est sûr", a déclaré le ministre provincial Sergio Berni qui a écarté un frelatage délibéré de la cocaïne dans le cadre "d'une guerre de narcos" entre trafiquants et l'a plutôt attribué à leur incurie.

Dans 10 hôpitaux distincts, 20 personnes restaient sous assistance respiratoire, après plus de 80 hospitalisations depuis la nuit du 1er au 2 février, liées à l'intoxication par de la cocaïne coupée, a indiqué le gouvernement de la province.


AFP/VNA/CVN