03/08/2021 18:05
La directrice financière du géant chinois Huawei est de retour mercredi 4 août devant un tribunal canadien pour une dernière série d'audiences consacrées à son éventuelle extradition vers les États-Unis, après environ trois ans de bataille judiciaire et de crise diplomatique.

>>Canada : un policier raconte l'arrestation d'une cadre de Huawei à Vancouver
>>Canada: la responsable de Huawei libérée sous caution
>>La Chine arrête un Canadien, tension accrue entre Pékin et Ottawa
 

La directrice financière de Huawei Meng Wanzhou quitte la Cour suprême de Colombie-Britannique, à Vancouver, le 22 mars. Photo : AFP/VNA/CVN


Meng Wanzhou, 49 ans, fille du fondateur du géant des télécoms, Ren Zhengfei, avait été arrêtée le 1er décembre 2018 à l'aéroport de Vancouver à la demande des États-Unis, qui veulent la juger pour fraude bancaire.

Porteuse d'un bracelet électronique, Mme Meng vit en liberté surveillée dans sa luxueuse propriété de la métropole pacifique canadienne, dans l'Ouest du Canada.

Elle est attendue à partir de mercredi 
4 août devant la Cour suprême de Colombie - Britannique pour plus de deux semaines d'audiences.

Les audiences doivent se terminer le 20 août, mais aucune décision n'est attendue avant quelques mois. Et en cas d'appel, la procédure pourrait durer encore plusieurs années.

Washington accuse la numéro 2 de Huawei d'avoir menti à un cadre de la banque HSBC, lors d'une rencontre à Hong Kong en 2013, sur les liens entre le groupe chinois et sa filiale Skycom, qui vendait des équipements à l'Iran, exposant l'établissement à des sanctions américaines. L'intéressée a toujours nié ces accusations.

Les preuves avancées par les États-Unis "ne résistent pas à l'examen des faits", estime son avocat, Mark Sandler.

Depuis bientôt trois ans, la défense de Mme Meng a tenté de démontrer que la justice américaine n'était pas compétente pour demander son extradition, que les accusations ne seraient pas passibles de poursuites au Canada, que ses droits n'avaient pas été respectés.

Et également que l'ancien président Donald Trump avait "empoisonné" la procédure en affirmant fin 2018 qu'il n'hésiterait pas à intervenir dans le dossier contre Mme Meng si cela permettait d'obtenir des concessions commerciales de la Chine. Mais sans obtenir gain de cause.

Pour l'accusation, les éléments avancés par la défense visent à "transformer cette procédure en un procès criminel qui devrait se tenir" aux 
États-Unis.

L'arrestation de la fille du fondateur de Huawei à Vancouver à la demande des 
États-Unis a provoqué une crise diplomatique sans précédent entre Pékin et Ottawa.

AFP/VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Les œuvres en galets uniques d’une jeune Hanoïenne

Le Vietnam et le Cambodge coopèrent pour la reprise du tourisme international Le directeur général adjoint de l'Administration nationale du tourisme, Hà Van Siêu, a exprimé sa conviction que l'industrie touristique vietnamienne et cambodgienne surmonterait bientôt les difficultés causées par la pandémie et rétablirait rapidement les activités touristiques nationales et internationales.