01/08/2021 19:06
Des centaines de milliers de Bangladais ont pris d'assaut trains et cars afin de retourner travailler samedi 31 juillet, le gouvernement ayant annoncé la réouverture des ateliers de confection exportateurs, malgré une nouvelle vague meurtrière de coronavirus dans le pays.
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Vue aérienne d'un ferry pris d'assaut à Srinagar (Bangladesh), le 31 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN

Alors que l'économie du pays d'Asie du Sud a été particulièrement touchée par la pandémie, le gouvernement a exclu les usines fournissant les principales marques en Europe et en Amérique du Nord du nouveau confinement imposé à l'ensemble de la population.

Les autorités ont ordonné que les usines, bureaux, transports et magasins soient fermés à compter du 23 juillet jusqu'au 5 août, le nombre de nouveaux cas et de décès atteignant des niveaux records.

Officiellement, le Bangladesh a recensé 1,2 million de cas et plus de 20.000 morts depuis le début de l'épidémie mais les experts estiment que le bilan réel est quatre fois supérieur.

Malgré le confinement, le gouvernement a annoncé que les 4.500 ateliers de confection du pays, qui emploient quatre millions de personnes, pourraient rouvrir à partir de dimanche 1er août, provoquant une ruée vers les pôles industriels.

Très influents, les propriétaires de ces ateliers avaient alerté sur les conséquences "catastrophiques" qu'aurait leur incapacité à répondre à temps aux commandes de leurs clients étrangers.

De nombreux contrôles

Plusieurs centaines de milliers d'ouvriers, rentrés dans leurs villages afin d'y passer le confinement et y fêter l'Aïd al-Adha, la principale fête religieuse musulmane, tentaient samedi 31 juillet de rejoindre la capitale, Dacca, par tous les moyens, certains n'hésitant pas à marcher sous la mousson.

Des ouvriers débarquent du ferry à Srinagar, Bangladesh, le 31 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN

Signe de cette affluence exceptionnelle, plusieurs dizaines de milliers d'ouvriers ont attendu des heures pour pouvoir monter dans un des bateaux quittant la gare de ferry de Shimulia, à 70 km au sud de Dacca.

"La police a effectué de nombreux contrôles et le ferry était plein à craquer", a expliqué un de ces ouvriers, Mohammad Masun, 25 ans, qui a quitté son village à l'aube, marchant plus de 30 km avant de prendre des rikshaws, pour atteindre l'embarcadère.

"C'était une course effrénée pour rentrer à la maison lors de l'annonce du confinement et maintenant nous éprouvons les mêmes difficultés pour retourner au travail", a déploré un autre ouvrier, Jubayer Ahmad.

Deuxième exportateur de textile après la Chine, le Bangladesh, de 169 millions d'habitants, a vu cette industrie devenir l'une des pierres angulaires de son économie.

Selon le vice-président de l'Association bangladaise des fabricants et exportateurs de tissus, Mohammad Hatem, des commandes pour près de 3 milliards d'USD risquaient d'être perdues pour l'industrie si les usines étaient restées fermées.

"Les grandes marques seraient allées se fournir dans d'autres pays", a-t-il assuré.

AFP/VNA/CVN

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