05/05/2021 10:32
Joe Biden a lancé mardi 4 juin une "nouvelle phase" de la campagne de vaccination contre le COVID-19 aux États-Unis, qui doit intégrer les adolescents et cibler les Américains plus réticents, avec un nouvel objectif d'au moins une injection pour 70% des adultes d'ici la Fête nationale du 4 juillet.
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Des élèves dans une classe d'un lycée de Long Beach, en Californie, le 24 mars.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le président américain a également annoncé un objectif de 160 millions d'Américains entièrement vaccinés d'ici la même date.

Une demande d'extension de l'autorisation en urgence du vaccin de Pfizer/BioNTech pour les 12-15 ans a été déposée début avril aux États-Unis, et la décision de l'Agence américaine des médicaments (FDA) est attendue dans les jours qui viennent.

"Je veux que les parents américains sachent que lorsque cette annonce tombera, nous serons prêts à agir immédiatement", a déclaré Joe Biden.

Environ 20.000 pharmacies pourront tout de suite vacciner les adolescents, et des doses seront par la suite envoyées aux pédiatres, a-t-il déclaré.

La FDA a assuré étudier la demande d'autorisation "aussi rapidement et de façon aussi transparente que possible", refusant de commenter davantage le calendrier.

Réductions au supermarché 

M. Biden a également annoncé vouloir se concentrer, durant cette nouvelle phase, sur deux autres groupes : "les personnes ayant eu du mal à trouver un endroit où recevoir une dose", et "celles ayant besoin d'être davantage convaincues".

Ce nouvel effort est destiné à contrer le ralentissement du rythme des injections réalisées chaque jour dans le pays, après un pic début avril.

Environ 56% des adultes américains ont reçu au moins une dose de vaccin (plus de 145 millions de personnes), mais le gouvernement est aujourd'hui confronté à des difficultés d'accès pour une partie de la population restante, et au scepticisme d'autres.

"Bientôt, nous aurons atteint les adultes qui voulaient le plus se faire vacciner", a reconnu le locataire de la Maison Blanche. "Maintenant nous devons apporter le vaccin à ceux qui sont moins désireux" de remonter leur manche.

"Des millions d'Américains" n'ont besoin "que d'un peu d'encouragement", a-t-il estimé.

Il a ainsi annoncé que les vaccins seraient envoyés dans de nouveaux lieux, plus près "des résidents en zone rurale", et "plus petits". Un contraste par rapport aux immenses centres de vaccination des derniers mois, par exemple dans des stades.

Il a également annoncé "travailler avec d'importantes entreprises, comme les supermarchés", afin de garantir des "promotions aux acheteurs qui viennent dans ces magasins se faire vacciner". Des réductions sur des tickets pour des matches de sport sont également envisagées pour ceux allant se faire vacciner, en partenariat avec de grandes ligues sportives, a-t-il dit.

"Vision court-termiste

L'autorisation imminente du vaccin anti-Covid de Pfizer pour les adolescents suscite toutefois un débat éthique, au moment où d'autres pays attendent toujours d'avoir suffisamment de doses pour vacciner leurs populations les plus à risque, comme les personnes âgées ou les soignants.

Les enfants sont en effet beaucoup moins exposés aux cas graves de la maladie.

"Dans un monde idéal, où les approvisionnements sont illimités, oui, je dirais que tout le monde doit être vacciné", a déclaré la Dr Priya Sampathkumar, de la Mayo Clinic.

"Mais vacciner davantage de monde aux États-Unis ne nous aidera pas si les variants en Inde ou en Asie du Sud sont hors de contrôle, et arrivent jusqu'à nous", a-t-elle estimé. "Donc c'est avoir une vision court-termiste (...) de ne pas envoyer de vaccins là où on en a le plus besoin".

Le gouvernement Biden a promis de fournir à d'autres pays 60 millions de doses du vaccin d'AstraZeneca contre le COVID-19, pas encore autorisé aux États-Unis.

Mais il est aussi concentré sur l'une de ses priorités : rouvrir les écoles.

Environ 30% des élèves de moins de 18 ans ont toujours cours de façon "hybride" (parfois en personne, parfois à distance), selon la société Burbio qui étudie les données par districts.

Le vaccin "est un outil important", qui "devrait permettre aux familles et au personnel scolaire de se sentir plus à l'aise" pour renvoyer les enfants à plein temps à l'école, a estimé auprès de l'AFP Lee Savio Beers, présidente de l'American Academy of Pediatrics.

Puisque les adolescents participent à la transmission du virus, leur immunisation permettra surtout de participer à freiner l'épidémie, et de tendre vers le pourcentage de population vaccinée nécessaire pour se rapprocher d'une immunité collective.

AFP/VNA/CVN

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