11/07/2020 06:15
Fils d’architecte, Alexandre Garel a toujours été fasciné par cet art majeur. Installé à Hô Chi Minh-Ville depuis neuf ans, le Français passe une partie de son temps à photographier les anciens bâtiments, un véritable patrimoine architectural à préserver.
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Alexandre Garel.
Photo : Duong Dang/CVN

Depuis de nombreuses années, Alexandre Garel fait merveille sur la scène créative au Vietnam et en France, parmi d’autres pays, en tant que photographe d’architecture, photojournaliste et photographe de voyage. Être au bon endroit, au bon moment, à tout moment, voilà ce qui caractérise le mieux l’artiste. On pourrait tout aussi bien le qualifier d’acrobate tant il est intrépide et peu avare en escapades pour obtenir le cliché qui l’obsède. 

Finalement, aujourd’hui, il y en a du monde, sur les terrasses et les toits des anciennes maisons de Hô Chi Minh-Ville. Neuf ans auparavant, la capitale économique renfermait de nombreux bâtiments aban-donnés. Alexandre Garel veut les ramener à la vie afin que le grand public ne les oublie pas.

Faire bouger les choses

Il déplore que certaines anciennes bâtises de la mégapole ne soient plus aujourd’hui que de lointains souvenirs. "Je suis particulièrement passionné par les bâtiments coloniaux au Vietnam et j’adore photographier ces perles architecturales. Ils sont un mélange astucieux d’architecture française et vietnamienne", rappelle-t-il.

Architecture de Hô Chi Minh-Ville à travers l’objectif d’Alexandre Garel.
Photo :  AG/CVN

Ses photographies d’édifices patrimoniaux à Hô Chi Minh-Ville impressionnent visiblement puisqu’elles ont illustré un article du quotidien national américain USA-Today du 5 mars 2017 intitulé Les joyaux architecturaux du Vietnam sont en train de disparaître. On peut d’ailleurs retrouver une grande partie du travail d’Alexandre Garel sur Instagram sous le pseudo #saigonsnaps. Mais pourquoi Hô Chi Minh-Ville ? Alexandre a choisi de s’y installer et d’y vivre plutôt qu’à Hanoï au départ, plutôt pour des raisons climatiques. La chaleur lui allait très bien.

"Hanoï, en 2011, n’était pas encore aussi vibrante que Hô Chi Minh-Ville. C’était bien difficile pour quelqu’un qui, comme moi, a la bougeotte et aime bien errer par-ci par-là !", se souvient Alexandre. Et puis, il voulait vraiment faire quelque chose de ses modestes talents de photographe pour montrer la nécessité de préserver les trésors architecturaux de la ville.

Lorsqu’il est arrivé à Hô Chi Minh-Ville, Alexandre était le seul photographe étranger à faire ce travail de témoin. "Quand j’ai commencé à photographier les anciens bâtiments de Hô Chi Minh-Ville, il n’y avait pratiquement aucun photographe intéressé par l’architecture. J’avais ainsi une voie royale pour satisfaire ma passion et prendre d’incroyables clichés de tous ces bijoux architecturaux".

Un témoin privilégié

Alexandre Garel a déplore la démoli-tion des immeubles Eden ou Tax à Hô Chi Minh-Ville tout comme la vaste zone d’entrepôts Ba Son, transformée aujourd’hui en terrains immobiliers. "J’ai déjà vu ce phénomène dans d’autres villes comme à Shanghai en Chine. Par contre, j’ai constaté qu’au Myanmar, l’ancienne architecture britannique a bien été  conservée. À Hô Chi Minh-Ville, il y a eu d’incroyables transformations et de nombreux bâtiments anciens ont disparu", regrette-t-il.

Ses photographies de la mégapole se retrouvent dans un très bel ouvrage titré Architecture moderne du Sud du Vietnam. Il est paru à l’étranger en version couleur ainsi qu’au Vietnam dans une version noir et blanc, aux Éditions Thê Gioi. Alexandre partage la paternité de cet excellent opus avec l’architecte américain Mel Schenck. On peut trouver l’ouvrage dans les meilleures librairies de la ville ainsi qu’au café Old Compass au 63/11 rue Pasteur, dans le 1er arrondissement à Hô Chi Minh-Ville.

Un vieux bâtiment de la mégapole du Sud.
Photo : AG/CVN

Alexandre a également l’intention de publier deux autres opus qui ont été malheureusement retardés à cause de la crise sanitaire, comme tant d’autres projets artistiques. Il s’agit des ouvrages Saigon : portrait d’une ville ainsi que Yangon: portrait d’une ville. Le photographe français est d’ailleurs à la recherche de fonds pour finaliser la publication de ses livres en 2020. "J’espère modestement aider à changer la perception des décideurs et limiter la destruction de l’héritage architectural de la ville au cours des prochaines années", conclut-il.

Alors, envie d’aider Alexandre Garel dans son travail ? Contactez-le via ses différents sites : Alexandre Garel Photography
(au Vietnam : +84 9 05 34 48 05
et en France : +33 7 85 49 43 23)

Courriel : garelphoto-graphy@gmail.com
Sur Instagram : http://instagram.com/saigonsnaps
Corporate : http://alexandregarelcorp.tumblr.com/
Mariage : http://weddingarel.tumblr.com/
Sur Facebook : https://www.facebook.com/Alexgarelphotography

HERVE FAYET/CVN

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