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| Le colonel Trân Thanh Tùng, chef de la Division de la police criminelle et responsable du bureau d’enquête de la Police de Hanoï, le 6 avril. |
| Photo : VNA/CVN |
Selon le colonel Trân Thanh Tùng, chef de la Division de la police criminelle (PC02) et responsable du bureau d’enquête de la Police de Hanoï, l’affaire a été initialement ouverte le 18 juin 2025. Les enquêteurs ont retenu des chefs d’accusation tels que détention et organisation de consommation illégale de stupéfiants, corruption active et passive, abus de pouvoir et intermédiation de pots-de-vin. L’affaire a été découverte le 7 juin 2025 à l’Institut national de psychiatrie légale de Hanoï et dans la province de Thanh Hoa, avec 40 inculpés.
À ce jour, la police de Hanoï a élargi la mise en examen des accusés aux délits de falsification de dossiers judiciaires et de jeux d’argent, portant désormais le nombre total de personnes poursuivies à 66. Parmi les personnes inculpées, 43 sont affiliées de l'Institut central de psychiatrie légale ; deux inculpés de l’Institut de psychiatrie légale de Biên Hoà, trois au Centre d’expertise psychiatrique des zones montagneuses du Nord. L'affaire implique également quatre fonctionnaires du système judiciaire, un responsable de l’Hôpital psychiatrique de Hanoï, quatre personnes faisant l'objet d'une hospitalisation psychiatrique sous contrainte.
Les enquêteurs examinent près de 1.300 dossiers d’expertise psychiatrique à travers le pays, mettant au jour de nombreuses irrégularités. Les investigations se concentrent principalement sur des établissements situés à Hanoï, dans les régions montagneuses du Nord et à Biên Hoà. Les premières conclusions indiquent que de nombreux rapports d’expertise ont été falsifiés ou manquaient d’objectivité, permettant à certains suspects d’échapper à la justice.
Les investigations menées par la police de Hanoï ont permis de saisir des preuves matérielles considérables, dont plus de 10 milliards de dôngs en espèces, près de 60.000 dollars américains, ainsi que des actifs immobiliers et des véhicules de grande valeur.
Selon les enquêteurs, un réseau criminel structuré exploitait les politiques de clémence pénale accordées aux personnes atteintes de troubles mentaux, en soudoyant des médecins et des cadres hospitaliers afin de falsifier des rapports d’expertise psychiatrique. Ces pratiques visaient à permettre à des criminels d’échapper à leurs responsabilités pénales ou à l’exécution de leur peine.
Fait particulièrement grave, certains mis en cause auraient profité de leur placement en traitement obligatoire pour poursuivre des activités criminelles. À titre d’exemple, deux patientes auraient organisé un trafic de stupéfiants portant sur des dizaines de kilogrammes de drogue alors qu’elles étaient officiellement en cours de traitement.
La police de Hanoï a indiqué que l’enquête se poursuivait et pourrait être élargie afin de garantir que toutes les personnes impliquées soient tenues pour responsables. Les autorités s’emploient également à identifier les cas de diagnostics psychiatriques frauduleux et à les traiter conformément à la loi. Les personnes liées à cette affaire sont invitées à se présenter aux autorités et à coopérer avec les enquêteurs afin de bénéficier, le cas échéant, de circonstances atténuantes prévues par la législation vietnamienne.
VNA/CVN



