24/01/2017 17:02
Les négociations de paix pour la Syrie doivent se poursuivre mardi 24 janvier à Astana après une première journée sans avancée apparente, au moment où la nouvelle administration américaine se disait ouverte à une coopération avec la Russie contre le groupe État islamique (EI) dans ce pays.
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Mohammad Allouche (centre), qui mène la délégation des rebelles, a insisté sur "le gel des opérations militaires" en Syrie, le 23 janvier à Astana.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les négociations dans la capitale du Kazakhstan sont les premières entre Damas et des chefs rebelles ayant plusieurs milliers de combattants sous leur bannière et contrôlant effectivement des territoires.

Les opposants politiques, qui ont négocié sans succès avec le régime lors de précédentes rencontres, sont cette fois cantonnés à un rôle de conseillers.

Les discussions ont avant tout porté lundi 23 janvier sur le cessez-le-feu instauré le 30 décembre en Syrie grâce à la médiation russo-turque et qui a conduit à une réduction de la violence malgré des violations régulières.

Des habitants dans un quartier détruit d’Alep, le 21 janvier en Syrie.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les représentants rebelles se sont ainsi entretenus à ce sujet avec les Turcs, leurs parrains, mais également avec les Russes, alliés du régime de Damas, et l’envoyé spécial de l’ONU, Staffan de Mistura.

Ces rencontres ont été "longues et productives", a souligné un porte-parole de la délégation des rebelles, Yehya al-Aridi, ajoutant avoir eu des discussions "en profondeur" sur les "problèmes politiques" en Syrie avec l’envoyé de Moscou.

Les rebelles ont en revanche refusé à la dernière minute de négocier en face-à-face avec les émissaires du régime, même s’ils étaient tous assis autour de la même table pendant la cérémonie d’ouverture.

Les représentants des rebelles syriens et ceux du régime syrien lors de la première session des pourparlers de paix, le 23 janvier à Astana, au Kazakhstan.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les discussions qui doivent avoir lieu mardi 24 janvier se dérouleront également "au travers d’une médiation", a dit M. al-Aridi.

"Pour qu’un cessez-le-feu soit atteint, pour que l’effusion de sang s’arrête, pour que les troupes étrangères et les milices quittent la terre syrienne (...), nous ferons tout ce qu’il faut", a-t-il assuré.

Jusqu’à présent, les pourparlers ont tous échoué à mettre fin au conflit en Syrie qui a fait plus de 310.000 morts depuis 2011.

Une conférence sur l’urgence humanitaire en Syrie doit avoir lieu mardi 24 janvier à Helsinki en présence du patron des opérations humanitaires de l’ONU Stephen O’Brien et du Haut Commissaire pour les réfugiés, Filippo Grandi.

AFP/VNA/CVN



 
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