01/01/2017 09:45
Le stunt (cascade en français) est une discipline dont le but est d’enchaîner les tricks (figures de voltige), principalement à moto. Apparu il y a quelques années seulement au Vietnam, ce sport qui allie technique, vitesse et danger impressionne.
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Un art où il faut faire qu’un avec sa moto !
Photo : autodaily.vn/CVN

Sport de rue réservé aux personnes ayant le cœur bien accroché, le stunt exige trois pré-requis : une puissante moto sportive, une bonne condition physique et un amour sans borne pour les deux-roues: «J’aime et pratique beaucoup de sports de rue, mais aucun ne me procure autant de sensations que le stunt. Le stunter (nom que l’on donne au pratiquant, ndlr) n’a envie que d’une chose : réussir les défis qu’il s’est lancé et prendre part à une fabuleuse aventure. Contrairement aux autres qui préfèrent le football, l’art ou la musique, moi, j’aime rouler à moto», partage Nguyên Duc Phong, fondateur du club des stunters de Hanoï (Hanoï Stunt Riders).

Dépenser sans compter

Si ce sport donne de belles montées d’adrénaline, ce n’est pas seulement pour son côté périlleux. La facture s’avère en effet salée pour tout adepte digne de ce nom. Pour la moto (style KTM Duke, Yamaha FZS, Honda MSX, certains modèles de Harley Davidson, de Kawasaki) il faut déjà dépenser plusieurs centaines de millions de dôngs. Mais c’est sans compter la customisation, qui comprend notamment l’allègement du véhicule et une retouche du moteur afin de lui donner un maximum de couple, plus la pose de protections pour les parties les plus exposées en cas de chute et la combinaison renforcée du stunter. Sachant que tous ces équipements sont introuvables sur le marché et donc importés, cette pratique est réservée aux personnes aisées.

Pour faire le plein de sensations fortes, rien ne vaut le stunt.
Photo : autodaily.vn/CVN

Une fois la moto préparée, il faut ensuite se lancer. Et là aussi, la facture grimpe vite, puisqu’il faut compter en moyenne plus de 100.000 dôngs pour chaque figure. Un «burnout» (qui consiste à freiner de l’avant tout en faisant tourner la roue arrière le plus vite possible afin de dégager le plus de fumée possible en brûlant le pneu, ndlr), comme son nom l’indique, «crame» littéralement le pneu, délestant son propriétaire de 3 à 4 millions de dôngs minimum. «Il faut bien le reconnaître, être stunter revient extrêmement cher», confirme Phan Duy Lan, un adepte. 

Par ailleurs, il ne faut pas avoir peur de se faire mal. «La blessure est inévitable. Mais comme le dit l’expression, +c’est le métier qui rentre !+ Heureusement, il n’y a eu jusqu’à présent aucun accident sérieux au Hanoï Stunt Riders. Nous évoluons sur des machines puissantes certes, mais à basse vitesse. Cela limite considérablement les risques par rapport aux autres sports motocyclistes», partage un stunter.

Le Vietnam prend le train en marche

Les figures de base sont les weelings (rouler sur la roue arrière en exécutant ou non des figures), les stoppies (rouler sur la roue avant en prenant de l’élan puis en freinant fort du frein avant pour redresser la moto) et donc les burns (ou burnout) mentionnés plus haut. Il existe une foule de variantes à ces figures, de niveaux plus ou moins élevés.

Apparu il y a quelques années seulement au Vietnam, le stunt qui allie technique, vitesse et danger impressionne. Photo : CTV/CVN

Les stunters de Hô Chi Minh-Ville sont les premiers Vietnamiens à avoir eu vent de cette discipline motorisée, ce simplement en regardant des vidéos sur Youtube il y a de cela cinq ans. Et c’est en 2012 qu’un groupe de passionnés à Hanoï a décidé de fonder le club des stunters de la capitale : le Hanoï Stunt Riders. Quatre ans plus tard, le club a bien grandi et propose toujours plus d’activités, sans oublier les cours pour les néophytes. Et les femmes aussi s’y mettent, à l’instar de Nguyên Nam Phuong, membre du club «Le stunt me ramène à ma passion des motos !», s’exclame-t-elle.

Féru de mécanique et des puissantes sportives, Trân Van Son, architecte et stunter durant ses temps libres, fait l’unanimité au sein du club de par sa gentillesse. Toujours prêt à rendre service et homme à tout faire, son atelier de préparation et de customisation des «destriers» permet aux stunters hanoïens de pratiquer en toute quiétude. En cas de pépin, leur monture sera en de bonnes mains. Il est en quelque sorte le grand frère du club, celui sur lequel on peut toujours compter.

Cependant, le stunt est confronté à deux problèmes majeurs au Vietnam : le manque d’espaces dédiés et le fait que ce sport ne soit toujours pas sous le giron de l’Association vietnamienne de cyclisme-motocyclisme. Ainsi, faute de structure d’encadrement, les sportifs ne peuvent s’inscrire à aucune compétition internationale.

La communauté des stunters vietnamiens peut néanmoins tenter de se consoler en allant voir le Motul Stunt Fest, sponsorisé par l’entreprise française Motul et organisé chaque année au Vietnam avec la participation des stars mondiales de la discipline.
 
Kiêu Duc/CVN
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