>> Wall Street clôture en ordre dispersé, les semi-conducteurs délaissés
>> Wall Street en forte baisse après le statu quo de la Fed
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| Un opérateur à la Bourse de New York, le 14 juillet. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
L'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - s'est envolé de 2,78%, l'indice S&P 500 a gagné 1,66% et le Dow Jones s'est octroyé 1,19%.
"Wall Street se remet des fortes baisses enregistrées la veille, qui ont été provoquées par une envolée des rendements obligataires à long terme" après la décision de la Fed de laisser ses taux inchangés malgré une inflation encore tenace, explique Jose Torres, d'Interactive Brokers.
"Le Nasdaq a mené la reprise grâce au rebond des semi-conducteurs (...), les résultats trimestriels solides de Microsoft apportant un soutien" au secteur technologique dans son ensemble, commente auprès de l'AFP, Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.
Le géant américain a publié la veille des performances financières supérieures aux attentes. Et ses investissements massifs pour développer l'intelligence artificielle (IA) n'ont pas entamé sa rentabilité, un élément crucial pour le marché, qui se montre de plus en plus pressant sur la question.
L'action Microsoft a été propulsée jeudi 30 juillet de plus de 15%, soit un gain d'environ 400 milliards de dollars de capitalisation boursière.
Elle a entraîné dans son sillage les géants des puces, comme Nvidia (+2,65%, AMD (+13,00%) ou Broadcom (+4,73%), qui ont aussi profité d'achats à bon compte.
Contrairement à Microsoft, Meta (Facebook, Instagram) a pâti d'une rentabilité affaiblie par ses dépenses colossales dans l'IA.
La marge opérationnelle est ainsi tombée de 43% à 31% en un an et la trésorerie disponible s'est effondrée à 784 millions de dollars, contre 8,5 milliards un an plus tôt.
Son titre a chuté de 7,95% à 539,03 dollars.
Les investisseurs tournent désormais leur attention vers les résultats trimestriels d'Amazon et d'Apple, publiés après la clôture.
Amazon a fait mieux qu'escompté toujours tiré par son activité d'informatique à distance ("cloud"). Dans les échanges électroniques après la fermeture de Wall Street, son titre prenait plus de 7%.
La firme à la pomme perdait, elle, 2,44%, malgré des résultats également meilleurs qu'attendu.
Côté macroéconomique, la place américaine a bien accueilli l'indice d'inflation PCE pour le mois de juin, qui a montré que la progression des prix aux États-Unis a marqué le pas sur la période, comme attendu.
La première estimation du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis, également publiée jeudi 30 juillet, "s'est toutefois révélée très faible", estime Peter Cardillo.
Le PIB s'est établi à 1,5% en rythme annualisé, contre 2,1% au trimestre précédent, sous l'effet du conflit au Moyen-Orient.
Après avoir atteint la veille un plus haut depuis 2007, le rendement obligataire des emprunts de l'État américain à long terme (30 ans) s'est maintenue à un haut niveau.
L'échéance à dix ans évoluait à 4,67% vers 20h35 GMT contre 4,68% à la clôture la veille.
La détente des prix du pétrole jeudi 30 juillet a également rassuré les investisseurs, qui s'accrochent à l'espoir de négociations entre Washington et Téhéran malgré le conflit au Moyen-Orient.
AFP/VNA/CVN


