20/06/2020 15:00
La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé vendredi 19 juin, dans un marché volatil en raison notamment de plusieurs facteurs techniques, mais Wall Street est monté sur l'ensemble de la semaine.
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Le New York Stock Exchange à New York, le 26 mai. Photo : AFP/VNA/CVN

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average a cédé 0,80% à 25.872,56 points. Le Nasdaq a grappillé 0,03% à 9.946,12 points et le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a cédé 0,67% à 3.097,74 points. Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones a progressé de 0,8%, le Nasdaq de 2,4% et le S&p 500 de 0,9%.

Les indices new-yorkais ont fait les montagnes russes pendant la séance de vendredi 19 juin, journée dite "des quatre sorcières", à l'issue de laquelle plusieurs contrats sur des produits financiers ont expiré. Le S&P 500 a par ailleurs connu son premier rééquilibrage de 2020, un mouvement généralement associé à une plus grande volatilité sur le marché actions.

La place new-yorkaise a aussi été animée par plusieurs informations de nature à déstabiliser les investisseurs, à commencer par la décision d'Apple (-0,57%) de fermer à nouveau ses magasins dans les États américains (Arizona, Floride, Caroline du Nord et du Sud) qui connaissent un rebond des cas de coronavirus. "Il s'agit d'États où l'épidémie ne s'est pas propagée aussi rapidement que dans d'autres parties du pays, comme l'État de New York", note cependant Maris Ogg de Tower Bridge Advisors.

Parmi les autres nouvelles peu rassurantes pour les acteurs du marché vendredi 19 juin, l'association qui représente les principaux croisiéristes mondiaux a annoncé la suspension des trajets au départ des ports américains jusqu'au 15 septembre en raison de la pandémie de COVID-19. Les titres de Norwegian Cruise Line (-5,64%), Royal Caribbean (-6,87%) et Carnival (-5,26%) ont tous fini en net repli.

Bulle

Malgré les accrocs de vendredi 19 juin, la Bourse de New York continue d'afficher une forme insolente depuis fin mars, soutenue entre autres par les signes d'un redémarrage de l'économie américaine, les mesures titanesques de soutien du gouvernement et de la Réserve fédérale ainsi que l'espoir d'avancées sur un traitement ou un vaccin contre le coronavirus.

Mais plusieurs barons de Wall Street, dont Jeremy Grantham et Leon Cooperman, ont mis en garde contre la surévaluation des indices new-yorkais et le risque d'éclatement d'une bulle. "C'est l'un des marchés haussiers les plus haïs dont je me souvienne", reconnaît Maris Ogg, qui juge toutefois ces craintes largement injustifiées.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait, s'établissant à 0,6921% vers 20h45 GMT contre 0,7084% jeudi soir 18 juin. La semaine prochaine, le marché suivra de près des indicateurs américains sur les ventes de maisons neuves, les commandes de biens durables, l'inflation, le Produit Intérieur Brut du premier trimestre et les demandes d'allocation chômage.

Parmi les valeurs du jour, les majors pétrolières cotées sur la place new-yorkaise ont connu une séance en demi-teinte malgré la progression des prix de l'or noir : Occidental est monté de 0,20%, mais Chevron (-1,42%) et ExxonMobil (-2,00%) ont reculé. La plateforme musicale Spotify a gagné 2,67% après avoir revu à la hausse des prévisions de revenus pour 2021. Le groupe a récemment signé des contrats avec la personnalité médiatique américaine Kim Kardashian et le numéro un du podcast aux États-Unis, Joe Rogan.

AFP/VNA/CVN



 

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