08/06/2021 11:26
L'Inde a décidé lundi 7 juin de rendre la vaccination contre le COVID-19 gratuite pour tous à partir de 18 ans, tandis que New Delhi et Bombay ont commencé à lever les mesures de restriction, la récente vague meurtrière se calmant dans les grandes métropoles du pays.
>>Pandémie en Inde : une crise alimentaire pour des millions de personnes
>>Inde : le bilan franchit la barre des 300.000 décès
>>COVID19 : 26.530.132 cas au total, moins de 4.000 décès en 24h en Inde

Une fresque en l'honneur du personnel de santé dans la lutte contre le COVID-19, le 7 juin à Bombay.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Toute personne âgée de 18 ans pourra se faire vacciner gratuitement", a annoncé le Premier ministre indien Narendra Modi lors d'une intervention télévisée en soulignant que ce programme financé par "le gouvernement central" entrerait en vigueur le 21 juin.

Jusqu'à maintenant seule la vaccination des personnes âgées d'au moins 45 ans était prise en charge par l'État fédéral, source de multiples querelles entre le gouvernement fédéral et ceux des États régionaux.

Seulement environ 180 millions d'Indiens, soit 14% de la population, ont reçu une dose de vaccin et 45 millions, soit 3,4%, deux doses.

Dans le cadre de cette nouvelle politique, 75% de tous les vaccins produits en Inde vont être achetés par le gouvernement fédéral, les cliniques privées pouvant acheter les 25% restants.

Parallèlement, New Delhi et Bombay ont commencé à lever les mesures de restriction.

"Nous devons continuer à nous protéger des infections et remettre l'économie sur les rails", a tweeté lundi 7 juin le Premier ministre de Delhi, Arvind Kejriwal.

Certains commerces et centres commerciaux ont rouvert leurs portes après des semaines de fermeture.

Le métro de la capitale indienne fonctionne à hauteur de 50% de sa capacité.

Un magasin qui a rouvert à Srinagar, en Inde, le 7 juin.
Photo : AFP/VNA/CVN

De même, à Bombay, poumon économique de l'Inde, les centres commerciaux sont à nouveau ouverts bien que soumis à des restrictions.

Dans les villes où le nombre de cas est plus faible, comme Nagpur et Aurangabad, dans l'État du Maharashtra, ils sont ouverts sans faire l'objet de limite.

"C'est un pas dans la bonne direction", a déclaré Rajendra Kalkar de Phoenix Mills, gérant de trois centres commerciaux dans le Maharashtra, l'État le plus riche du pays.

"L'activité des centres commerciaux reprend lentement. C'est une étape attendue par les milliers de personnes employées par les centres commerciaux et les commerces".

L'Association des hôtels et restaurants de l'Inde occidentale a estimé que plus de deux millions d'emplois ont été perdus pendant le confinement du Maharashtra, qui comprend Bombay.

Selon des experts, si la crise s'atténue à Delhi, Bombay et dans d'autres grandes villes, la maladie continue de se propager dans les zones rurales et dans certains États du Sud.

Lundi 7 juin, l'Inde a fait état d'un peu plus de 100.000 contaminations, contre plus de 400.000 en mai.

Le nombre de morts a également baissé avec près de 2.500 décès rapportés dans les dernières 24 heures, bien que ce bilan paraisse largement sous-estimé.

Le ministère indien de la Santé a estimé que le nombre total de décès depuis le début de la pandémie est légèrement inférieur à 347.000. Les experts affirment que les bilans sont globalement sous-évalués.
 
AFP/VNA/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Le concours "Jeunes Reporters Francophones 2021" couronné de succès

Hô Chi Minh-Ville promeut ses atouts touristiques sur les plateformes en ligne Le 17e Festival du tourisme de Hô Chi Minh-Ville se déroule du 4 au 25 décembre avec de nombreuses activités organisées à la fois en présentiel et en ligne.