Une vie meilleure pour les Dan Lai à Nghê An

La minorité ethnique Dan Lai vit essentiellement à l’ouest de la province de Nghê An. Elle était en danger d’extinction à cause de la pauvreté et du mariage consanguin. Ces dernières années, grâce au soutien du Parti et de l’État, son niveau de vie s’est bien amélioré.

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Les hameaux des Dan Lai sont raccordés au réseau électrique national.
Photo :  VN+/CVN

Dans la commune de Môn Son, district de Con Cuông, province de Nghê An (Centre), Cua Rào est le premier hameau de relogement des Dan Lai. D’immenses rizières bordent les deux côtés de la route y menant et les maisons se cachent à l’ombre des arbres fruitiers.

La Thi Nguyêt est la première habitante Dan Lai de Cua Rào à avoir rédigé une demande pour sortir de la liste des ménages pauvres de la commune.

En faisant sécher du sésame, elle explique que le groupe ethnique Dan Lai reçoit des instructions sur la culture du riz, du maïs, de l’acacia et des légumes et sur l’élevage du bétail, de la volaille et du poisson. Sa vie est encore difficile, mais plus stable qu’avant.

Amélioration des conditions de vie

La famille de Mme Nguyêt cultive du riz, des légumes et élève des bovins et de la volaille. Ces activités lui rapportent un revenu stable d’environ 50 millions de dôngs (plus de 2.000 USD) par an.

En plus de sa famille, celle de La Van Son, elle, aussi, a vu ses conditions de vie s’améliorer. En plus des cultures vivrières et maraîchères, elle a planté plus de 2 ha de pins. Tout cela, combiné à l’élevage ovin, rapporte des dizaines de millions de dôngs chaque année.

“Grâce à l’assistance du Parti et de l’État, les conditions de vie des habitants locaux s’améliorent de plus en plus. Ils ont accès à l’électricité. Des infrastructures comme route, école ou station sanitaire ont été construites, facilitant l’accès à l’éducation et aux soins de santé”, partage La Thi Huong, 80 ans, habitante de Cua Rào.

Ce hameau compte maintenant 36 ménages, soit près de 170 personnes. Ils ont déjà maîtrisé la production agricole et travaillent d’arrache-pied pour se construire une nouvelle vie. De plus, certaines coutumes désuètes comme le mariage précoce et/ou consanguin et les funérailles prolongées, ont disparu.

Le vice-président du Comité populaire de la commune de Mon Son, Ngân Van Truong, informe qu’en plus de la culture du maïs, de l’acacia et de l’élevage bovin et avicole, de nombreux ménages ont ouvert des épiceries ou sont même partis travailler à l’étranger. Tous les habitants du hameau ont des maisons en dur, un accès au réseau électrique national et à l’eau propre, et tous les enfants sont scolarisés.

Moyens de subsistance durables

Une femme Dan Lai fait sécher du riz devant sa maison dans le hameau de Cua Rào. 
Photo : VN+/CVN

En 2006, le gouvernement a approuvé un projet de conservation et de développement durable dans la zone centrale du Parc national de Pù Mat. Il a pris des airs de sauvetage avec le déplacement de 146 familles Dan Lai des hameaux de Bung et Co Phat hors de la forêt. Les trente ménages restant à Co Phat développent l’écotourisme et l’État a construit des infrastructures réseaux électriques, routes, écoles…

En 2007, 44 ménages ont quitté la forêt pour s’installer dans la commune de Thach Ngàn, district de Con Cuông. Depuis lors, des centaines d’habitants Dan Lai les ont rejoints.

Selon Luong Viet Tung, chef du Bureau des affaires ethniques de Con Cuông, dans les zones de réinstallation de Cua Rào, Tân Son, (commune de Mon Son), et de Thach Son, Ke Tat (commune de Thach Ngàn), la communauté des Dan Lai a reçu le soutien de l’État pour construire des maisons solides et spacieuses. Elle a bénéficié aussi de terres, de semences, d’engrais, du bétail et d’outils agricoles. De nombreuses formations aux techniques agricoles, forestières et d’élevage ont été organisées.

Alors qu’auparavant les Dan Lai vivaient de la cueillette et des produits forestiers, ils élèvent aujourd’hui des buffles, des vaches et des cochons. Ils vivent aussi de la riziculture, que ce soit dans les zones où ils ont migré ou dans la zone noyau de Pu Mat. En plus d’exploiter les produits forestiers, ils savent maintenant comment planter et protéger la forêt, ainsi que développer l’économie familiale.

Lô Thanh Huân, président du Comité populaire de la commune de Thach Ngan, fait savoir qu’une vingtaine de Dan Lai sont partis à l’étranger et qu’une trentaine travaillent comme ouvriers dans des entreprises étrangères hors de la province. De nombreuses autres personnes ont aussi un travail saisonnier pour avoir un revenu supplémentaire.

D’après Hoàng Sy Kiên, président du Comité populaire du district de Con Cuông, en dehors de l’appui du Parti et de l’État, les autorités locales aident les Dan Lai à reproduire des modèles de subsistance efficaces pour créer des emplois et générer des revenus stables.

Huong Linh/CVN

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