21/05/2019 10:07
Après un début de saison alléchant, Gaël Monfils, gêné par des pépins physiques, s'est ensuite remis sur courant alternatif, replongeant dans des travers qui floutent forcément le visage que présentera le Français dans une semaine à Roland-Garros.
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Gaël Monfils face à Roger Federer au Masters 1000 de Madrid, le 9 mai.
Photo: AFP/VNA/CVN

C'est un peu toujours la même chose avec Gaël Monfils: bien malin qui pourra prévoir comment le N°1 français (16e mondial), 32 ans, va jouer d'une semaine à l'autre, voire d'un jour à l'autre. Et cette saison ne déroge pas à la règle. Avec un nouveau coach à ses côtés, le Britannique Liam Smith arrivé fin 2018, il avait pourtant parfaitement enclenché la machine en début de saison avec un titre à Rotterdam, deux demies à Sofia et Dubaï. Un retour dans le top 20 (qu'il avait quitté depuis l'été 2017) et une entame qui pouvait légitimement faire croire à une embellie durable et profonde.

"J'ai fait une super préparation foncière, sans pépins. Quand tu fais un bon +bloc+ avec les bonnes personnes, cela change pas mal de choses", confirmait d'ailleurs Monfils début mars. Juste avant que la dynamique ne s'enraye.

Car le corps de Monfils, qui l'a souvent freiné dans sa carrière, s'en est une nouvelle fois mêlé. Ses blessures à Indian Wells (tendon d'Achille) juste avant son quart de finale face à Dominic Thiem puis la veille de son entrée à Monte-Carlo (cheville) ont ainsi raturé sa feuille de route. Du classique dans la carrière de Monfils, et pas forcément plus inquiétant que d'habitude.

Sauf que cette saison, Gaël Monfils l'assume: il se présente Porte d'Auteuil avec l'ambition de gagner Roland-Garros, et d'autres Grand Chelem d'ailleurs. Il a donc lui-même placé la barre très haut dans un tournoi où les Français n'ont plus gagné depuis 36 ans (victoire de Yannick Noah en 1983). Et donc forcément engendré un fol espoir.

Pas favori 

Mais si l'on se fie à la toute dernière impression laissée par le N°1 français, Monfils est très loin de figurer sur la liste des favoris Porte d'Auteuil.

À Rome, un tournoi qu'il avait pourtant coché sur son agenda, le dernier avant Roland-Garros, il s'est totalement loupé, balayé 6-3, 6-1 au 1er tour en une heure par le 88e mondial, l'Espagnol Albert Ramos-Vinolas. Un strap sur le genou droit posé pendant le match et une défaite qui n'ont pas vraiment rassuré. Mais rien d'inquiétant, selon lui.

"Ça arrive. Je vais prendre quelques jours pour moi et, derrière, ça va bien se passer. Il y a des petites choses que je dois digérer mais, avec quelques jours à moi, ça ira mieux", a-t-il expliqué après sa défaite. Une manière de zapper ce mauvais moment quelques jours seulement après la bonne impression dégagée, malgré sa défaite et ses deux balles de matches manquées, face à Roger Federer à Madrid. Mais, au final, l'étape espagnole constitue la seule vraiment satisfaisante, au contenu intéressant.

"Triangle des Bermudes" 

Gaël Monfils opposé à Stan Wawrinka en finale du tournoi de Rotterdam, le 17 février.
Photo: AFP/VNA/CVN

Sur les trois tournois sur terre (Estoril, Madrid, Rome), il n'aura engrangé que trois victoires avant de fouler les courts parisiens. Bien trop peu au regard de son ambition et pour dégager une ligne claire sur ce qu'il pourrait faire à Paris.

"Il a des repères, il a de la confiance depuis le début de l'année. Alors oui, il y a ces dernières semaines qui sont moins bonnes...", résume Arnaud Di Pasquale sur Eurosport.

"C'est vrai qu'on aimerait voir encore plus de détermination, encore plus d'envie. Si tu veux gagner Roland Garros, tu ne peux pas te satisfaire de ça", ajoute l'ex-DTN français. L'inconstance du Français n'est pas neuve, elle fait même partie du personnage, de son charme aussi.

"En gros, c'est Gaël. C'est notre triangle des Bermudes. Mais moi, j'y crois", assure Di Pasquale. Une croyance que beaucoup partagent mais qui tarde toutefois à se concrétiser.
 
AFP/VNA/CVN
 
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