Pétrole : le baril du Brent en baisse de 4,06%

Les cours du pétrole ont un peu perdu pied lundi 25 avril avec la crainte qu'un éventuel confinement massif en Chine, pour faire face à la résurgence du COVID-19 à Shanghai et Pékin, ne déprime la demande d'énergie.

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Deux plateformes pétrolières au large de la Californie, le 6 octobre 2021.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'idée que des confinements puissent empêcher les déplacements mais également limiter l'activité industrielle a fait perdre 4,06% au baril de Brent, pour livraison en juin, qui a conclu à 102,32 USD.

En séance, le baril de pétrole de la Mer du Nord est même brièvement passé sous la barre des 100 USD à 99,66 USD (-6,55%) pour la première fois depuis deux semaines. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison le même mois, référence américaine, a cédé 3,45% à 98,54 USD. Il est aussi descendu en séance au seuil de 95 USD (-6,50%), proche de son plus bas depuis le début de la crise en Ukraine.

La demande chinoise pour certains types de carburants (essence, gazole et kérosène pour l'aviation) a également déjà reculé de 20% en avril 2022 par rapport à un an plus tôt, rapporte l'agence Bloomberg en citant des sources au ministère de l'Énergie chinois. La Chine est le plus gros importateur de pétrole brut. Depuis début avril, la quasi-totalité des 25 millions d'habitants de Shanghai sont confinés.

Chine, le plus gros importateur
de pétrole brut

Et Pékin vit depuis lundi 25 avril sous la menace d'un confinement après une rare flambée épidémique dans la capitale, alors que des dépistages massifs sont menés en pleine rue et que les supermarchés sont pris d'assaut. Un autre facteur a plombé les cours du brut : la montée de l’USD. Face à l'euro, le billet vert est au plus haut depuis 25 mois.

La Banque centrale américaine devrait relever les taux dans cette ampleur au moins quatre fois d'affilée, estiment les investisseurs, ce qui favorise l'USD, devenant plus rémunérateur.

En Libye, la production a repris sur des sites qui avaient été perturbés par des blocages, a affirmé le ministre de l'Energie aux agences financières. "Ceci dit, les prix du pétrole ont peu de chance de baisser beaucoup plus alors que la production russe continue de diminuer", tempérait Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank. Les prix du baril restent en hausse sur six mois de plus de 16% pour le Brent et de plus de 14% pour le WTI, tandis que l'aluminium gagne plus de 7%.

APS/VNA/CVN

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