Masters 1000 de Paris : Simon n'en a pas encore fini

La cérémonie d'adieux est remise à plus tard : Gilles Simon, qui joue au Masters 1000 de Paris son ultime tournoi, s'est offert lundi 31 octobre le Britannique Andy Murray et ainsi un match supplémentaire dans sa longue carrière.

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Le Français Gilles Simon vainqueur du Britannique Andy Murray au premier tour du Masters 1000 de Paris, le 31 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Ça pouvait être le dernier match, mais il y en aura encore un autre, donc je vais pouvoir être bien, bien, tendu pendant deux jours encore", a lancé Simon, exténué après avoir écarté Murray 4-6, 7-5, 6-3 en 2h50.

Simon a toujours aimé la bagarre sur un court de tennis, estimant -à sa grande époque- que plus le match durait, plus il avait de chances. Mais Murray n'a jamais renoncé non plus à un bras de fer.

Alors Gilles a fait du Simon : il a plié, sans céder, s'est redressé et a fait capituler son adversaire pour le plus grand plaisir du bouillant public, même si ce match entre un Français de 37 ans à la veille de la retraite et un Britannique de 35 ans avec une hanche métallique fleurait bon le tennis d'antan comparé au jeu fulgurant pratiqué par la jeune génération des Alcaraz ou Sinner.

À l'entrée sur le court de Bercy, les statistiques étaient sans appel : l'Écossais, ex-No1 mondial désormais 48e, avait remporté 16 de leurs 18 rencontres. Alors Simon, ex-No6 qui entame sa dernière semaine au 188e rang de l'ATP, craignait que le jeux défilent et qu'il quitte le tennis professionnel sur un score sans appel.

"On commence le match et ça fait 1-0, 2-0, 3-0, il n'y a pas d'espace. Je me dis +il me casse les couilles...+ Je me dis +il m'a gâché ma carrière et il va me la gâcher jusqu'au bout+", a reconnu le Français.

La famille et les copains

Mais devant ses enfants, son épouse, ses parents et ses copains mousquetaires Jo-Wilfried Tsonga, retraité depuis Roland-Garros, Gaël Monfils, forfait à Bercy, et Richard Gasquet, qualifié un peu plus tôt pour le 2e tour, "Gillou" -comme a scandé durant plus de deux heures et demie les 13.500 spectateurs d'une Arena quasiment comble- voulait bien faire.

L'Ecossais Andy Murray lors du premier tour du Masters 1000 de Paris contre le Français Gilles Simon, le 31 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Jo et Gaël sont venus juste pour ça, en se disant que ce serait le dernier match... et ben non, il y en aura un autre ! Je vais faire le maximum pour essayer de profiter de cette ambiance au moins encore une fois, peut-être plus si ça marche", s'est enflammé à son tour Simon.

Un peu plus d'une heure après le match, ayant repris ses esprits et ressentant la fatigue liée à l'effort, il a reconnu qu'une défaite ne l'aurait pas déçu outre mesure.

"Ça aurait été bien si ça s'était arrêté ce soir, parce que j'ai toujours cette inquiétude" de ne pas être à la hauteur du prochain match, a-t-il expliqué.

"Il y a beaucoup de sentiments contradictoires : j'ai envie de gagner, mais une partie de moi est impatiente d'arrêter. Parce que c'est très dur", a-t-il ajouté.

Son prochain adversaire, mercredi 2 novembre, sera l'Américain Taylor Fritz (11e) qui tente à Paris de décrocher une place pour les Masters de Turin (13-20 novembre).

Il a fait lundi 31 octobre un petit pas vers l'Italie en passant tranquillement le premier tour aux dépens de l'Espagnol Alejandro Davidovich (32e) 7-5, 6-2.

"Je suis concentré pour bien jouer ici (à Paris), mais évidemment Turin est toujours en ligne de mire", a-t-il déclaré.

Le genou d'Alcaraz

Toutefois, il n'a pas toutes les cartes entre les mains : sa qualification pour le tournoi réunissant les huit meilleurs joueurs de la saison dépend également des résultats de Hubert Hurkacz et surtout d'Andrey Rublev et Félix Auger-Aliassime. Les deux premiers débuteront à Paris mardi 1er novembre, le troisième mercredi 2 novembre.

L'Italien Jannik Sinner lors du premier tour du Masters 1000 de Paris, lundi 31 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Un coup de chaud est venu du côté de Carlos Alcaraz qui a avoué, deux jours avant son entrée en lice, souffrir d'un genou. Il a cependant assuré qu'il n'y avait "rien de grave".

"À la fin de la saison, les problèmes physiques ressortent. Mais c'est normal, c'est pareil pour tous les joueurs et nous devons faire avec", a-t-il déclaré.

Il sera opposé mercredi 2 novembre pour son entrée en lice au 2e tour au Japonais Yoshihito Nishioka (38e), vainqueur du Russe Aslan Karatsev (58e) 6-3, 6-4.

En revanche, Jannik Sinner (12e) qui a animé la saison notamment avec des duels mémorables et prometteurs en Grand Chelem contre Alcaraz, a été totalement dépassé à Bercy par le Suisse Marc-Andrea Huesler (61e) 6-2, 6-3.

AFP/VNA/CVN

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