26/07/2021 16:04
Emmanuel Macron a annoncé son soutien à la candidature des Marquises au patrimoine mondial de l'UNESCO, pour marquer la première visite d'un président de la République à se rendre dans cet archipel de la Polynésie française célébré par Paul Gauguin et Jacques Brel.
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Le président Emmanuel Macron et la maire de Hiva Oa, Joëlle Frebault, assistent à une cérémonie de bienvenue, à Atuona, sur les îles Marquises, le 25 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN

Pour l'occasion historique, les Marquisiens ont offert dimanche soir 25 juillet (lundi matin 26 juillet à Paris) un spectacle rare au chef de l'État avec une cérémonie traditionnelle de 600 danseurs et musiciens issus des six îles marquisiennes, vêtus de tenues végétales à base de auti, des feuilles effilées.

Seul homme en costume au milieu du stade d'Atuona, principal bourg d'Hiva Oa, Emmanuel Macron a été accueilli par des cavaliers en tenue de combat et par un vibrant Mave mai, un chant déclamé par une soliste.

"Notre part d'identité française est voulue et assumée: nous sommes Marquisiens, Polynésiens, Français, et nous en sommes fiers, monsieur le président", a déclaré la maire de Hiva Oa, Joëlle Frébault. Elle a ensuite baptisé le chef de l'État d'un nom marquisien : "Te Hakaiki Taha'oa", "le grand chef qui marche et qui va loin".

Emmanuel Macron a été ensuite acclamé pour avoir commencé son discours en saluant, par quelques mots en marquisien, chaque île de l'archipel.

"Notre trésor, c'est cette nature et cette culture, alors je me battrai à vos côtés pour que nous puissions classer à l'UNESCO les Marquises", a-t-il annoncé.

Il appuie ainsi l'initiative des autorités locales qui se sont lancées depuis plusieurs années dans la longue procédure pour obtenir le label UNESCO.

Elles défendent la valeur universelle exceptionnelle du "Bien îles Marquises", qui comprends neuf sites sur les principales îles de l'archipel, avec une inscription "mixte" combinant "nature et culture".

"Soyez fiers !" 

Sur le plan de la nature, les Marquises présentent par exemple "une verticalité de falaises exceptionnelles", notamment l'île de Ua Pou, avec ses pics et pitons, mais aussi de nombreuses espèces de poissons et dauphins. En matière culturelle, les îles présentent "une architecture monumentale cérémonielle et d'habitat sans précédent", et comptent de nombreux "tiki" (statues) et "paepae", hautes plateformes en pierre qui étaient les anciennes habitations des Marquisiens.

La maire Joëlle Frébault a également souhaité que le Matatiki, l'art graphique marquisien , figure au patrimoine de l'Humanité.

"Cette inscription est une démarche pour toute l'Océanie, parce qu'il faut dire au monde que certes, nous sommes des petits bouts de cailloux dans le Pacifique, mais que nous avons des richesses qui méritent d'être inscrites au patrimoine mondial", a précisé dimanche 25 juillet le ministre de la culture du gouvernement polynésien, Heremoana Maamaatuaiahutapu.

Des habitants des îles Marquises se réunissent avant l'arrivée d'Emmanuel Macron au stade de Hiva Oa, le 25 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Soyez fiers d'être Marquisiens, d'être Polynésiens, d'être Français", a lancé Emmanuel Macron en concluant, visiblement ému, le discours qu'il a prononcé debout sur une pirogue double traditionnelle en bois.

"Vous m'avez offert dans une boîte faite de votre artisanat, les plumes de chacun des oiseaux de vos îles, et j'y ai enfermé une part de vos chants, de vos danses et de vos sourires, et je les emporte avec moi contre mon cœur", a-t-il assuré aux habitants.

La cérémonie a été rythmée par le son puissant d'une vingtaine de pahu et faatete, les percussions polynésiennes. Les femmes ont fait évoluer leurs somptueux costumes à bases de plumes dans la gracieuse danse de l'oiseau.

En arrivant aux Marquises, Emmanuel Macron s'est rendu sur les tombes, sous les frangipaniers, des deux grands artistes: le peintre Paul Gauguin, mort en 1903, et le chanteur Jacques Brel, décédé en 1978.

Accompagné du ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, il avait auparavant débuté la journée par une cérémonie au monument aux morts de Papeete puis par une réunion avec le président de la Polynésie française, l'autonomiste Edouard Fritch, et les  membres du gouvernement, consacrée notamment à la crise du COVID-19.

AFP/VNA/CVN
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