Macron à La Nouvelle-Orléans pour célébrer la francophonie

Emmanuel Macron est arrivé vendredi 2 décembre à la Nouvelle-Orléans, ville emblématique des liens historiques franco-américains, pour faire la promotion de la francophonie et conclure sa visite d'Etat de trois jours aux Etats-Unis.

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Emmanuel Macron lors de son bain de foule dans les rues de la Nouvelle-Orléans, vendredi 2 décembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Au lendemain d'une réception fastueuse à la Maison Blanche qui a scellé "l'amitié" du président français avec son homologue américain Joe Biden, il a atterri dans la ville de Louisiane, dans le sud-est du pays, pour y passer moins de 24 heures.

Après un accueil haut en couleur au son du jazz sur le tarmac de l'aéroport, le président français s'est accordé, avec sa femme Brigitte, un bain de foule dans les petites rues du centre-ville historique et très animé de "New Orleans".

Emmanuel Macron, en bras de chemise, a été accueilli avec des "Bienvenue Monsieur", en français dans le texte. La première dame et lui ont posé avec de jeunes enfants dans les bras que leur confiaient des parents pour une photo.

Français "élitiste" 

Emmanuel Macron aux côtés de la maire de la Nouvelle-Orléans LaToya Cantrell dans le centre-ville, vendredi 2 décembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Il a salué lors d'un point presse improvisé "une terre de créolisation" "où le français est aimé, est attendu", et il doit annoncer plus tard un "programme pour l'apprentissage de la langue française, avec aussi des postes qu'on va ouvrir pour former des maîtres" qui doit prendre la forme du fonds "French For All".

Il avait dit à Washington vouloir rénover "l'image du français aux États-Unis, qui est parfois peut-être vu comme élitiste".

Avant de décoller de Washington vendredi matin 2 décembre, M. Macron avait d'abord participé à un petit déjeuner avec des représentants des entreprises du numérique au cours duquel il a, selon l'Elysée, rappelé "tous les efforts" consentis depuis son premier quinquennat pour "faire de la France le premier pays européen de la tech".

Puis il a quitté Blair House, la demeure officielle des hôtes de marque des présidents américains, située en face de la Maison Blanche, avant s'envoler pour l'ancienne colonie française, vendue aux Etats-Unis par Napoléon Bonaparte en 1803.

Berceau du jazz 

Une rue du "French quarter" à La Nouvelle-Orléans en mai 2020.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le chef de l'Etat est donc là pour "célébrer un patrimoine franco-américain" mais aussi "rendre hommage à la résilience d'une grande ville américaine" endeuillée par l'ouragan Katrina qui avait fait plus de 1.800 morts et des milliards d'USD de dégâts en 2005.

Des entretiens sont ainsi prévus avec des "entreprises engagées sur des questions d'énergie et climat", selon la présidence.

La ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna et le gouverneur de Louisiane John Edwards doivent aussi signer un accord sur la transition énergétique dans cet Etat gazier et pétrolier "extrêmement volontariste" en la matière aux yeux de Paris.

Accompagné du réalisateur de cinéma Claude Lelouch et du danseur et chorégraphe Benjamin Millepied, Emmanuel Macron doit rencontrer aussi des acteurs de la vie culturelle dans cette ville berceau du jazz, au lendemain d'un dîner de gala à la Maison Blanche animé par le pianiste virtuose Jon Batiste, issu d'une famille de musiciens de La Nouvelle-Orléans.

Jeudi, lors d'une visite débordante d'affection diplomatique, Emmanuel Macron et Joe Biden ont affiché leur unité sur l'Ukraine, manifestant leur volonté de chercher ensemble une issue à la guerre, et ont arrondi les angles sur les différends économiques qui avaient dominé la préparation de leur tête-à-tête dans le Bureau Ovale.

"Avant que je ne mette les pieds dans le plat", la question de l'impact du plan climat américain (IRA) sur les industries européennes n'était "pas un débat", ni en France, ni aux Etats-Unis, a-t-il encore dit lors de son bain de foule vendredi 2 décembre. "Maintenant, tout le monde en parle, c'est une bonne chose."

Parlant de la question des "exemptions" réclamées aux Etats-Unis pour les industries européennes, il a déclaré: "d’ici au début de l’année prochaine", au premier semestre 2023, "il faut qu’on ait pu régler ce sujet”, "il faut qu’on ait finalisé ces sujets".

AFP/VNA/CVN

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