extrêmement dangereux", déferle sur la Floride" />
L'ouragan Ian, "extrêmement dangereux", déferle sur la Floride

L'ouragan Ian, "extrêmement dangereux", balayait mercredi 28 septembre la Floride, ses vents violents et ses pluies torrentielles ayant déjà causé des inondations "catastrophiques" et des coupures de courant généralisées.

>> Après avoir ravagé Cuba, l'ouragan Ian menace la Floride

>> Cuba plongé dans le noir après le passage de l'ouragan Ian

Un homme filme les vents violents provoqués par l'ouragan Ian à Punta Gorda, en Floride, le 28 septembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Au sud du passage de l'ouragan, près de l'archipel des Keys, les mauvaises conditions ont fait chavirer un bateau transportant des migrants, et les garde-côtes recherchaient encore 20 personnes, trois ayant été sauvées et quatre autres ayant réussi à nager jusqu'au rivage.

Charriant des vents soutenus allant jusqu'à 220 km/h, Ian a touché terre le long de la côte de Cayo Costa, dans le Sud-Ouest de l'État, à 15h05 locale (19h05 GMT), selon le Centre national des ouragans américain (NHC).

L'ouragan causait mercredi 28 septembre "des submersions marines, des vents, et des inondations catastrophiques dans la péninsule de Floride", a précisé le centre.

La crue dépasse parfois 3 m

À Naples, dans le Sud-Ouest de la Floride, des images de la chaîne MSNBC montraient des rues complètement inondées et les voitures flottant au gré du courant.

Dans la ville de Fort Myers, les inondations étaient si importantes que certains quartiers ressemblaient à des lacs.

La crue a pu parfois dépasser 3 m, a annoncé mercredi soir 28 septembre le gouverneur de l'État, Ron DeSantis.

Plus de 1,5 million de foyers étaient privés d'électricité en début de soirée en Floride, principalement autour du passage de l'ouragan, selon le site spécialisé PowerOutage.

Plusieurs comtés situés près de l'endroit où Ian a touché terre étaient presque entièrement privés de courant, d'après le site.

Le phénomène météorologique a déjà dévasté l'ouest de Cuba ces derniers jours, et doit ensuite se déplacer dans les terres au cours de la journée, et émerger au-dessus de l'Atlantique ouest d'ici à jeudi soir, d'après le NHC.

"Anxiété"

Les rues de Punta Gorda, dans le Sud de l'État, où quelques passants marchaient encore à midi, s'étaient soudainement vidées mercredi après-midi 28 septembre, alors que le ciel tournait au grisâtre et que les averses s'intensifiaient, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Carte montrant la trajectoire prévue de l'ouragan Ian, qui doit toucher terre en Floride.
Photo : AFP/VNA/CVN

De forts vents arrachaient les branches de nombreux palmiers du centre, faisant même vaciller les poteaux électriques, le cyclone se trouvant encore à une quarantaine de kilomètres de la ville.

"Plus il approche, plus l'anxiété grimpe évidemment avec l'inconnu", avait observé plus tôt Chelsea Thompson, 30 ans, qui aidait ses parents à protéger leur maison mardi 27 septembre dans une zone d'évacuation au sud-ouest de Tampa.

L'ouragan Ian devrait s'affaiblir au fil de son passage dans les terres, mais pourrait tout de même provoquer des dégâts significatifs en atteignant l'est de la Floride, selon le Centre national des ouragans.

Le gouverneur Ron DeSantis a affirmé mercredi soir 28 septembre qu'il s'agirait probablement "d'un des cinq plus forts ouragans ayant jamais frappé la Floride".

"C'est une tempête dont on parlera pendant de nombreuses années", a affirmé le directeur des services météo américains (NWS), Ken Graham, lors d'une conférence de presse.

La directrice de la Fema (l'agence fédérale chargée de la prise en charge des catastrophes naturelles), Deanne Criswell, a affirmé que Ian continuerait d'être une tempête "très dangereuse" pour "les jours à venir".

Coupures de courant

L'ouragan Ian, alors en catégorie 3, avait auparavant frappé Cuba mardi 27 septembre, tuant deux personnes et plongeant l'île dans le noir.

Une rue inondée de Batabano, à Cuba, le 27 septembre, après le passage de l'ouragan Ian.
Photo : AFP/VNA/CVN

Avec le réchauffement de la surface des océans, la fréquence des ouragans les plus intenses, avec des vents plus violents et des précipitations plus importantes, augmente, mais pas le nombre total d'ouragans.

Selon Gary Lackmann, professeur de sciences atmosphériques à l'université d'État de Caroline du Nord, aux États-Unis, plusieurs études ont démontré un "lien possible" entre le changement climatique, et un phénomène connu sous le nom "d'intensification rapide" - quand une tempête tropicale relativement faible se renforce en ouragan de catégorie 3 ou plus en l'espace de 24 heures, comme ce fut le cas avec Ian.

"Un consensus demeure qu'il y aura à l'avenir moins de tempêtes, mais que les plus importantes seront plus intenses", a déclaré le scientifique à l'AFP.

AFP/VNA/CVN

back to top