20/08/2018 12:01
L'Iran va dévoiler dans les prochains jours un nouvel avion de combat et améliorer ses capacités balistiques pour répondre aux "menaces" d'Israël et des États-Unis, ses ennemis jurés, a annoncé le ministre de la Défense, Amir Hatami.

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Des avions de combat iraniens Sukhoi Su-30 de fabrication russe participent à une parade militaire à Téhéran à l'occasion de la Journée de l'armée en Iran, le 18 avril 2017. Photo: AFP/VNA/CVN


"Notre priorité est notre capacité balistique et nous devons la renforcer (...) au vu des efforts (fournis par) nos ennemis dans le domaine de la défense antimissiles", a affirmé M. Hatami dans une interview télévisée tard samedi soir 18 août, selon l'agence de presse iranienne Tasnim dimanche 19 août.

Le programme balistique de l'Iran est une question épineuse avec les grandes puissances, particulièrement les États-Unis, mais Téhéran estime qu'il est crucial pour ses capacités défensives dans une région instable.

Selon M. Hatami, une démonstration de vol du nouvel avion de combat aura lieu "pendant la Journée nationale de l'Industrie de la Défense" en Iran, qui tombe mercredi 22 août. Il a affirmé que le programme de défense iranien était motivé par le souvenir des attaques aux missiles dont son pays avait été la cible pendant la guerre contre l'Irak (1980-1988), ainsi que par les menaces répétées d'Israël et des États-Unis, qui répètent que "toutes les options sont sur la table" quand il s'agit de traiter avec l'Iran.

"Nous avons appris pendant la guerre (Iran - Irak) que nous ne pouvions compter que sur nous-mêmes (...) et que personne ne ferait preuve de clémence envers nous", a souligné M. Hatami, qui avait annoncé en début de semaine une nouvelle version d'un missile de courte portée capable d'atteindre des cibles au sol et en mer. "Nos ressources sont limitées", mais "nous mettons à niveau nos missiles en fonction des menaces et des actions de nos ennemis, comme moyen de dissuasion ou de riposte dévastatrice", a-t-il ajouté.

Pendant des années, la République islamique d'Iran avait été mise au ban des nations en raison de son programme nucléaire controversé et son économie avait été asphyxiée par les sanctions internationales, avant la conclusion en 2015 d'un accord bridant ce programme et permettant la levée progressive des sanctions. Mais après l'arrivée au pouvoir en 2017 aux États-Unis de Donald Trump, hostile à l'Iran, le président américain a décidé en mai dernier de se retirer de l'accord nucléaire et de rétablir les sanctions américaines.

Alors que l'économie iranienne était déjà à la peine avec un taux de chômage élevé et une nette inflation, la monnaie nationale, le rial, a dégringolé au fur et à mesure que se rapprochait la première vague de sanctions entrées en vigueur le 7 août. Une deuxième salve est prévue en novembre. Malgré les sanctions, M. Trump a dit qu'il restait "ouvert" à un "accord plus global qui concernerait l'ensemble des activités néfastes (de l'Iran), y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme".


AFP/VNA/CVN

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