01/02/2020 15:45
Sous les yeux de sa toute fraîche recrue Steven Nzonzi, Rennes a conforté dans la douleur sa 3e place sur le podium de Ligue 1 en arrachant la victoire 3-2 vendredi soir 31 janvier contre Nantes grâce à deux buts inscrits dans le temps additionnel.
>>Ligue 1: fin du sprint pour Marseille, début de la vraie crise
>>Ligue 1: Lille ravit la 2e place à Montpellier, Monaco sort du rouge

L'attaquant brésilien de Rennes, Raphinha, marque le but de la victoire dans le temps additionnel contre Nantes le 31 janvier à Rennes.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les Canaris, qui n'ont plus battu Rennes au Roazhon Park depuis six ans et reçoivent le PSG mardi 28 janvier à la Beaujoire, ont perdu l'occasion de se relancer au terme d'un match âpre, disputé, marqué par un engagement manifeste de part et d'autre et beaucoup de fautes.

Il s'en est fallu de peu, jusqu'au suspense final d'un but validé par l'assistance vidéo après avoir été refusé sur le terrain pour hors-jeu, mais Rennes, qui se déplace mardi 28 janvier à Lille, est désormais à 2 points du 2e Marseille et 7 points devant Montpellier 4e, qui doivent encore jouer ce weekend.

Pour autant, l'entraîneur rennais Julien Stéphan refuse toujours de parler d'ambition européenne : "Notre objectif, c'est de rester ambitieux dans notre manière de nous comporter. Ensuite, il reste encore énormément de matches", a-t-il martelé, tout en saluant "la force mentale" de l'équipe. "C'est notre marque de fabrique".

"En 40 ans de carrière, je n'ai jamais vu" un tel scénario, a reconnu l'entraîneur de Nantes, Christian Gourcuff, qui a dû jongler avec blessures et suspension parmi ses défenseurs. "Ce scénario avec une défense titulaire, c'est pas imaginable".

En première période, les occasions sont restées rares. Côté rennais, malgré plusieurs accélérations de Maouassa et Raphinha, les supporters n'ont eu droit qu'à une frappe de Hunou sur le poteau (36e, 0-0).

Côté nantais, le danger est venu de Blas, très en vue et auteur de plusieurs frappes (10e, 31e), mais trop isolé.

Nzonzi en tribune

Les Nantais Molla Wagué (centre) et Ludovic Blas (gauche) exultent après un but contre son camp du Rennais Damien Da Silva, le 31 janvier à Rennes.
Photo : AFP/VNA/CVN

Malgré le rythme haché, ce sont les Nantais qui ont le mieux maîtrisé leur sujet, jusqu'à être récompensés en tout début de seconde période par un but malheureux pour les Rennais: sur un corner, le ballon a rebondi sur le capitaine Da Silva et terminé au fond des filets (0-1, 47e).

Le rythme s'est alors accéléré de part et d'autre et les esprits se sont échauffés, en particulier lors d'un échange tendu entre Lafont et Raphinha, qui ont été tous deux avertis pendant que le capitaine nantais Touré encourageait les supporters nantais à redoubler d'ardeur.

Mais ce sont les Rennais qui se sont alors montrés les plus entreprenants, jusqu'à être récompensés par un pénalty obtenu et tiré par Niang. Comme au match aller à Nantes en septembre (remporté 1-0 par les Canaris), Niang a vu son tir repoussé par Laffont. Mais cette fois, Raphinha avait suivi et n'a laissé aucune chance au gardien nantais (1-1, 71e).

Dans un stade déchaîné, le frisson suivant est venu d'une accélération de Simon qui n'a pas abouti (75e) puis d'une contre-attaque nantaise menée à nouveau par Simon et cette fois conclue par l'intenable Nigérian (1-2, 80e).

Dans un temps additionnel allongé parce que le match avait été interrompu par des fumigènes allumés par les supporters nantais, Bourigeaud a égalisé sur une passe en retrait (2-2, 90+5e). Et les assauts rennais n'ont pas cessé, jusqu'à ce que Raphinha arrache les trois points de la victoire en concluant à nouveau une frappe de Niang repoussée par Lafont.

D'abord refusé pour hors-jeu, le but a finalement été accordé après vérification du VAR, provoquant une explosion de joie sur le terrain et dans le stade.

Dans ces tribunes, le champion du monde Steven Nzonzi, arrivé vendredi pour un prêt de six mois - avec une option d'un an de plus - pour tenter de reconquérir sa place en Bleu avant l'Euro, a lui aussi dû vibrer. Sous un crachin tout breton et devant l'immense drapeau noir et blanc déployé sur la pelouse à l'occasion du derby, il a montré aux supporters enthousiastes le nouveau maillot floqué du numéro 25 qu'il devrait porter dès la semaine prochaine.

AFP/VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Centre de l’information et de la bibliothèque Luong Dinh Cua

La pagode Bút Tháp, chef-d’œuvre d’architecture Dans le petit village de Dinh Tô, à 25 km au nord-est de Hanoï, se trouve un des plus vieux lieux de culte bouddhiste du Vietnam : la pagode Bút Tháp, littéralement la pagode de la Tour du pinceau. Véritable bijou architectural, sa visite s’impose.