19/10/2021 10:10
L'espace numérique de santé sera déployé pour tous les Français le 1er janvier 2022, après une expérimentation satisfaisante dans trois départements pilotes, a indiqué mardi 19 octobre le ministre de la Santé, Olivier Véran, à Station F, le temple parisien des start-up.
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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, à Station F, le 18 octobre à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN


"On a testé l'espace numérique de santé à l'échelle territoriale avec de bons résultats", a déclaré M. Véran, à l'occasion d'une conférence consacrée à la stratégie d'accélération du numérique en santé, dans le cadre du plan de relance.

"Le déploiement national est prévu le 1er janvier" pour "l'ensemble des Français" et leurs soignants, a-t-il indiqué.

L'espace de santé numérique sera dans un premier temps un espace de stockage numérique où le patient pourra stocker ses documents médicaux, et son dossier médical personnalisé (DMP) s'il en a un.

Il doit aussi comprendre une messagerie sécurisée pour les échanges entre patients et soignants.

Les personnes qui ne veulent pas de cet espace numérique de santé auront un délai d'un mois pour s'opposer ce qu'un espace soit créé à leur nom, a rappelé Olivier Véran.

"Il faudra du temps, vous l'imaginez bien pour que chacun s'acclimate et apprenne à s'en servir, mais cela va être une petite révolution très favorable à la santé", a-t-il dit.

Olivier Véran, ainsi que trois autres membres du gouvernement, Frédérique Vidal (Recherche), Agnès Pannier-Runacher (Industrie) et Cédric O (Numérique) sont venus mardi 19 octobre à Station F présenter la "stratégie d'accélération du numérique en santé" du gouvernement.

L'État prévoit de dépenser 650 millions d'euros en 5 ans pour cette stratégie, qui fait partie du plan de 7,5 milliards d'euros pour l'innovation en santé, annoncé en juin par le président de la République.

Le plan prévoit par exemple 100 millions d'euros pour subventionner jusqu'à 60% des frais d’évaluation clinique des logiciels et autres dispositifs numériques de santé – les start-up n'ont souvent pas les reins assez solides pour supporter seul les coûts de vérification de l’efficacité clinique de leurs innovations.

Il prévoit aussi la création d'une trentaine de services d'expérimentation des innovations numériques dans les hôpitaux et autres organisations de soin, et une enveloppe de 100 millions d'euros pour le développement de la filière imagerie médicale.

Côté recherche et formation, le plan prévoit également 81 millions d'euros pour la formation numérique des médecins, pharmaciens, infirmiers et autres professionnels de santé. L'enveloppe servira aussi à former des ingénieurs, des juristes et des experts réglementaires en santé numérique.

AFP/VNA/CVN
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