24/07/2021 21:46
Les écrevisses à carapace verte sont élevées depuis cinq ans dans la commune de Thanh My, district de Vinh Thanh, ville de Cân Tho. À ce jour, ces espèces se montrent rentables et adaptées au mode d’élevage en résilience du changement climatique du delta du Mékong.
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Le modèle d’élevage des écrevisses à carapace verte, réalisé en alternance avec des poissons, rapporte plus de 100 millions de dôngs/ha/récolte. Selon le Centre des services agricoles de la ville de Cân Tho, les écrevisses à carapace verte élevées dans les lacs avec comme nourriture, des fruits et légumes, en plus d’aliments transformés grandissent rapidement avec un coût d’investissement moins élevé rapportant donc du profit.

Haute rentabilité

L’astaciculture est un bon filon.
Mai Nam, directeur adjoint du Centre des services agricoles de la ville de Cân Tho, a déclaré que le modèle d'élevage d’écrevisses à carapace verte d'eau douce a été guidé et soutenu par les experts dudit centre de la commune de Thanh My, district de Vinh Thanh, sur une superficie de 20 ha.  Ce modèle est particulièrement encouragé.

Nguyên Lê Chung, un éleveur d’écrevisses à carapace verte d'eau douce dans le village de Lân Quoi, commune de Thanh My, a signalé qu’auparavant, sa famille cultivait principalement du riz avec des résultats économiques chaotiques. Depuis 2016, le Centre des services agricoles de la ville de Cân Tho a mis en œuvre un modèle d'élevage d’écrevisses à carapace verte dans les rizières. Les résultats ont été couronnés de succès et, en comparaison, ses revenus ont été multipliés par 4 par rapport à la riziculture. Par conséquent, M. Chung s’est donc lancé audacieusement dans l'astaciculture.

En septembre 2020, il a commencé à élever des écrevisses à carapace verte sur 1,2 ha de surface d'eau et les résultats sont au rendez-vous. Le prix de vente varie entre 160.000 et 170.000 dôngs/kg et il est prévu que la récolte de ces espèces se prolongera jusqu’en septembre de cette année.

En plus de l'élevage d’écrevisses à carapace verte, M. Chung a également élevé des poissons d’eau douce en alternance afin que les poissons puissent profiter du surplus de nourriture des écrevisses. Sur le rivage, autour de l'étang à écrevisses, il a planté 400 cocotiers supplémentaires pour vendre des noix de coco aux grossistes, et il gagne plusieurs millions de dôngs par mois.

Selon M.Chung, les écrevisses peuvent résister à un niveau de salinité de 15‰, de 26 à 32 degrés Celsius. La capacité d’adaptation aux conditions climatiques du delta du Mékong des écrevisses est donc fiable. Ainsi, ces espèces devraient se développer dans d’autres localités.

Impact de la pandémie 

L’astaciculture est encouragée par le district de Vinh Thanh.
Lê Van Phiêm, domicilié dans le quartier de Vinh My, district de Vinh Thanh, a partagé qu’en principe, après environ six mois d'élevage, les gens sélectionnent d'abord les grosses écrevisses pour les récolter et les vendre progressivement jusqu'à la fin de la récolte de ces espèces, pour une période d'environ dix mois. De cette façon, non seulement les agriculteurs ont régulièrement de l'argent et peuvent vendre des écrevisses à un prix élevé, mais ils utilisent également efficacement les sources de nourriture dans l'étang, limitant la concurrence pour la nourriture entre les grosses écrevisses et les petites.

Selon de nombreux ménages impliqués dans l'astaciculture dans la commune de Thanh My, avec une superficie d'environ un hectare, les éleveurs peuvent récolter une production totale de 1 à 1,2 tonne d’écrevisses. Au cours des années précédentes, grâce à un prix élevé allant jusqu'à 220.000 dôngs/kg, les éleveurs peuvent gagner environ 100 millions de dôngs/récolte par ha sans parler d’autres espèces alternatives.

Pourtant, cette année, le prix des écrevisses d'eau douce a baissé en raison de l'épidémie de COVID-19. Le prix de 20 écrevisses/kg correspond à 160.000 dôngs/kg. Cependant, les éleveurs de ces espèces ont déclaré qu'en vendant chaque kilogramme d’écrevisses, ils ont toujours un certain bénéfice, en espérant que la situation épidémique de COVID-19 sera bientôt sous contrôle pour retrouver des prix de vente plus élevés.

Nguyên Quôc Huy,  représentant du Centre des services agricoles dans la commune de Thanh My, a déclaré qu’auparavant son centre avait reçu le soutien et les instructions dudit centre au niveau municipal dans la mise en place des modèles pilotes d'élevage d’écrevisses à carapace verte dans les rizières. Vu que les modèles sont efficaces, les paysans les suivent en assurant un revenu plus stable par rapport à d’autres types d’élevage aquatique.

M. Huy affirme qu’il s'agit d'une nouvelle direction, conforme aux exigences de production actuelles et aux besoins des consommateurs, lorsque les écrevisses sont achetées sur place par les commerçants, en convenant que ce modèle d'élevage est bien adapté au changement climatique, qu’il réduit les déchets dans l'environnement et qu’il est efficace économiquement par rapport à la riziculture.

Selon M. Huy, dans les temps à venir, la commune compte encourager l’astaciculture sur une superficie de 30 ha, en plus de l’aquaculture, l’horticulture et la riziculture. Cette nouvelle option contribuera à la restructuration du secteur agricole de la localité.

 
Texte et photos : Truong Giang/CVN




 
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