30/03/2021 11:04
Vikings, chevaliers, pirates ou serfs : quelque 400 personnes, passionnés ou professionnels des reconstitutions historiques, ont défilé samedi 27 mars dans les rues d'Avignon pour alerter sur les difficultés rencontrées par le secteur à cause des contraintes sanitaires dues au COVID-19.
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Manifestation de professionnels des reconstitutions historiques, le 27 mars à Avignon. 
Photo : AFP/VNA/CVN

"Allons bouter le variant anglais hors de France", "Sire ! On en a gros!", "Sorcières, j'suis censée mourir sur le bûcher, pas crever de faim", "L'histoire vivante c'est nous, ne nous laissez pas mourir de faim", "La culture ne se limite pas à l'opéra" : sur leurs pancartes, les manifestants ont affiché leur désarroi et leurs inquiétudes dans les rues du centre-ville d'Avignon, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Beaucoup d’associations sont en train de se déliter, des gens qui vivaient grâce à ces événements sont en train de mourir, on ne peut pas accepter ça. Dans la reconstitution historique, on ne fait jamais de manif comme ça mais là on lance un cri de détresse", a expliqué Patrick Duval, conseiller municipal de Morières-lès-Avignon et organisateur du festival médiéval de la Rose d’Or.

"Ils sont tous à l’agonie, ils meurent. Les troupes sont en train de se dissoudre complètement parce qu'elles ne peuvent plus proposer à leurs adhérents de sorties ou de fêtes, les petits artisans qui nous suivent sur toutes nos fêtes médiévales, sur tous les marchés sont littéralement à l’agonie, ils sont en train de fermer les uns après les autres et ça se passe très mal parce qu’ils n’ont plus le droit à rien, les intermittents du spectacle on leur a promis une année blanche mais il y en a énormément qui ne rentrent pas dans les cases", a-t-il déploré.

"Aujourd’hui ça fait plus d’un an qu’on ne peut plus exercer notre profession, qu’on ne peut plus vivre (...) c’est important qu’on soit tous là aujourd’hui, et qu’on se fasse entendre, que nos gouvernements, que notre gouvernement comprenne enfin que là il est en train de nous tuer à petit feu", a abondé Isabelle Corci, dirigeante d'une compagnie de fauconniers à Alès.

Arrivés devant le Palais des Papes après avoir défilé dans le centre-ville historique, les manifestants se sont tous allongés à terre pour simuler leur mort, ont constaté des journalistes de l'AFP.

AFP/VNA/CVN
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