>> Le Vietnam à l’heure quantique
>> Le Vietnam accélère son positionnement dans les technologies quantiques
>> Les technologies quantiques au cœur de la stratégie scientifique du Vietnam
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Âu Thi Huong, directrice de la production de sources semi-conductrices chez Quandela, entreprise française pionnière de l’informatique quantique photonique, souligne, dans un entretien accordé au Courrier du Vietnam, que le pays doit agir dès maintenant, en ciblant ses avantages, en fédérant ses ressources et en transformant les connaissances en capacités technologiques nationales.
En tant que spécialiste directement impliquée dans le développement et la commercialisation de l’informatique quantique en France, comment analysez-vous aujourd’hui la course mondiale aux technologies quantiques ? Quelles avancées seront, selon vous, décisives pour faire passer ces technologies des laboratoires aux applications concrètes ? Et quels sont les atouts de l’informatique quantique photonique ?
Je pense que la course mondiale aux technologies quantiques est entrée dans une nouvelle phase. La question n’est plus simplement de savoir qui pourra produire le plus grand nombre de qubits, mais plutôt qui sera capable de construire un système suffisamment puissant et stable, industrialisable et capable de résoudre des problèmes réellement utiles.
Les avancées décisives des prochaines années ne se mesureront donc pas uniquement à l’aune de nouveaux records en matière de nombre de qubits ou de précision. L’enjeu sera surtout l’industrialisation de la technologie : passage à l’échelle, correction d’erreurs quantiques, intégration des systèmes, production stable et reproductible, interconnexion des processeurs et, surtout, démonstration d’une véritable valeur dans des applications concrètes. L’écart reste considérable entre une expérience scientifique remarquable et un produit industriel.
Dans ce contexte, l’informatique quantique photonique présente plusieurs atouts. Les photons interagissent peu avec leur environnement et peuvent transporter des informations quantiques sur de longues distances. Cette approche peut également tirer parti des progrès réalisés dans les domaines de l’optique, des semi-conducteurs et des télécommunications. De nombreux composants, des sources de photons aux circuits photoniques intégrés et aux détecteurs de photons uniques, sont aujourd’hui de plus en plus miniaturisés et intégrés.
Les photons sont notamment des candidats naturels pour assurer la transmission d’informations quantiques entre différents processeurs. À plus long terme, cela pourrait permettre de développer des architectures quantiques modulaires et distribuées, plutôt que de chercher à concentrer l’ensemble du système dans une seule machine.
On peut faire un parallèle avec l’informatique classique : la puissance de l’ordinateur que nous utilisons au quotidien ne repose pas uniquement sur son processeur, mais aussi sur sa capacité à se connecter à d’autres ordinateurs, aux centres de données et à des réseaux plus vastes. Dans le domaine quantique, cette capacité à interconnecter les processeurs pourrait elle aussi devenir déterminante à mesure que les systèmes changent d’échelle.
La photonique reste toutefois confrontée à d’importants défis, notamment les pertes de photons et l’efficacité des différents composants. Les autres plateformes, comme les circuits supraconducteurs, les ions piégés, les atomes neutres ou les architectures hybrides, présentent elles aussi leurs propres avantages et difficultés. Je ne pense donc pas qu’il soit pertinent de désigner trop tôt une technologie comme la future "gagnante".
Ce qui me paraît plus important, c’est que les technologies quantiques passent progressivement d’une course scientifique à une course d’ingénierie, de production et d’industrialisation. Cette évolution ouvre également des perspectives aux pays qui ne sont pas encore à la pointe de l’informatique quantique, à condition qu’ils identifient avec discernement les domaines dans lesquels ils peuvent prendre part à la chaîne de valeur.
Vous avez récemment participé aux activités organisées dans le cadre de l’Année quantique 2026 à Quy Nhon. Au regard de ce que vous avez pu observer et des échanges que vous avez eus sur place, comment évaluez-vous aujourd’hui l’intérêt, les capacités et le niveau de préparation du Vietnam dans le domaine des technologies quantiques ?
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| L'équipe de production de puces quantiques semi-conductrices chez Quandela sous la direction de la Doctoresse Âu Thi Huong (3e, gauche au premier plan) et des invités, dont le Docteur Nguyên Luong Quang (en chemise blanche). |
| Photo : NVCC/CVN |
À travers les activités organisées à Quy Nhon et les échanges avec des universités, des instituts de recherche, des entreprises, des organismes publics et, surtout, avec de nombreux jeunes, j’ai constaté un intérêt croissant du Vietnam pour les technologies quantiques. Plus important encore, le quantique commence à être considéré non plus seulement comme un domaine de recherche fondamentale en physique, mais comme une technologie stratégique pour l’avenir.
Le Vietnam dispose déjà de plusieurs atouts : des équipes de recherche qui ont acquis une expertise dans certains domaines, une communauté relativement importante de Vietnamiens travaillant dans les sciences et technologies quantiques à l’étranger, une jeune génération d’étudiants capable d’adopter rapidement de nouvelles technologies, ainsi que des secteurs des technologies de l’information, des télécommunications et des semi-conducteurs qui sont en plein développement.
Mais l’intérêt ne signifie pas nécessairement que le pays est déjà prêt. Si je devais situer le Vietnam aujourd’hui, je dirais qu’il se trouve encore au stade de la construction de son écosystème quantique. Des compétences commencent à émerger, mais elles restent dispersées, les équipes sont encore de taille limitée et les liens entre recherche, infrastructures, formation et entreprises doivent être considérablement renforcés.
Dans un contexte où les ressources humaines hautement spécialisées et les capacités d’investissement restent limitées, des initiatives développées de manière trop isolée pourraient conduire à des investissements redondants et à une fragmentation des équipes, alors même qu’elles ont besoin d’être davantage connectées pour atteindre une masse critique.
La question essentielle pour les prochaines années n’est donc pas seulement de savoir combien le Vietnam investira dans le quantique, mais surtout comment il organisera et mobilisera ces ressources pour construire une capacité collective.
Par où le Vietnam devrait-il commencer s’il veut prendre part dès maintenant à la course aux technologies quantiques, plutôt que d’attendre que ces technologies arrivent à maturité ?
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| Âu Thi Huong et son personnel dans les procédures impliquant des produits chimiques. |
| Photo : NVCC/CVN |
À mon avis, il ne faut pas attendre. Si nous attendons que les technologies quantiques arrivent à pleine maturité avant de commencer à développer nos capacités, une grande partie de la chaîne de valeur, de la propriété intellectuelle, des standards technologiques et des compétences clés risque d’avoir déjà été établie ailleurs.
Commencer dès maintenant ne signifie toutefois pas qu’il faille immédiatement chercher à construire un ordinateur quantique complet. Je vois plutôt cette démarche en trois étapes : accéder, assimiler, puis maîtriser.
Accéder, c’est utiliser les technologies déjà disponibles dans le monde pour se former, mener des recherches et expérimenter. Pour les logiciels, nous pouvons d’ores et déjà utiliser à distance des plateformes de calcul quantique. Pour le matériel, les chercheurs et les ingénieurs doivent pouvoir se familiariser directement avec les équipements et les systèmes réels.
Assimiler, c’est transformer cet accès en capacités propres, grâce à la formation, aux travaux de recherche conjoints, à la mobilité des talents et à des partenariats suffisamment étroits avec des acteurs disposant déjà d’une expérience avancée.
Maîtriser, enfin, signifie ne plus se contenter d’utiliser une technologie, mais être capable de la concevoir, de l’améliorer et, progressivement, de développer soi-même des technologies ou des composants présentant une valeur stratégique.
On peut le résumer très simplement : savoir utiliser un système, c’est accéder ; le comprendre, l’exploiter et l’améliorer, c’est assimiler ; être capable de développer soi-même une technologie ou un composant à forte valeur ajoutée, c’est commencer à maîtriser.
Le Vietnam n’a donc pas besoin de tout reconstruire à partir de zéro. Il doit apprendre rapidement du reste du monde, tout en transformant ces connaissances en capacités qui lui sont propres.
Dans la chaîne de valeur des technologies quantiques, sur quels segments le Vietnam pourrait-il construire un avantage compétitif, plutôt que de disperser ses ressources en cherchant à tout développer ?
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| Âu Thi Huong met au point des systèmes optiques pour tester, mesurer et évaluer les performances des puces à photon unique et des protocoles quantiques des dispositifs. |
| Photo : NVCC/CVN |
Après l’accès aux technologies et leur assimilation, la question essentielle est la suivante : que devons-nous chercher à maîtriser ?
Je ne pense pas que le Vietnam doive chercher à développer l’ensemble de la chaîne de valeur quantique. Même les pays les plus avancés dépendent de chaînes d’approvisionnement internationales. Le Vietnam devrait partir des capacités dont il dispose déjà ou qu’il est en train de développer, notamment dans les technologies de l’information et les logiciels, les télécommunications et les semi-conducteurs.
À mes yeux, trois axes méritent particulièrement d’être étudiés.
Premièrement, les logiciels, les algorithmes et les applications. C’est un domaine dans lequel le Vietnam peut agir rapidement en s’appuyant sur ses ressources humaines dans les technologies de l’information. Il permet également aux équipes de recherche et aux entreprises d’expérimenter des applications concrètes sur les plateformes quantiques déjà disponibles.
Deuxièmement, les technologies quantiques à l’intersection des compétences déjà présentes au Vietnam. Les atouts du pays dans les télécommunications peuvent servir de point de départ au développement des communications quantiques. De même, ses compétences dans les semi-conducteurs, la photonique et les technologies de fabrication peuvent ouvrir la voie à la photonique intégrée ainsi qu’au développement de composants et de dispositifs quantiques.
Troisièmement, les capacités industrielles au service de la chaîne d’approvisionnement quantique. La fabrication, l’intégration, le packaging, les tests, l’électronique de contrôle et certaines productions spécialisées peuvent devenir des maillons à forte valeur ajoutée. Mais pour identifier les bons segments, il faut d’abord comprendre suffisamment en profondeur les technologies et leur évolution, afin d’anticiper les besoins et les goulets d’étranglement susceptibles de devenir stratégiques demain.
Ces choix ne doivent pas être dictés par les effets de mode, mais reposer sur des critères précis : quelles sont les bases dont dispose déjà le Vietnam ? Quelle est la distance qui le sépare du niveau international ? Existe-t-il une demande ou un marché réel ? Et cette technologie peut-elle permettre au pays de s’intégrer aux chaînes de valeur mondiales ?
La question stratégique n’est donc pas : "Combien de choses le Vietnam peut-il fabriquer lui-même ?", mais plutôt : "Sur quels segments de la chaîne de valeur quantique mondiale le Vietnam peut-il construire un véritable avantage compétitif ?"
Vous avez déjà souligné que des initiatives développées de manière isolée pourraient conduire à une dispersion des ressources. Comment, selon vous, organiser l’écosystème quantique vietnamien pour lui permettre d’atteindre une masse critique et de développer une véritable force collective ?
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| Âu Thi Huong inspecte et examine les dispositifs au microscope après leur fabrication. |
| Photo : NVCC/CVN |
À mon avis, il faut distinguer la dispersion géographique de la dispersion stratégique. Le Vietnam peut parfaitement compter sur plusieurs universités, instituts de recherche, entreprises et centres répartis dans différentes régions. Ce qu’il faut éviter, c’est que chaque acteur cherche à construire, de manière autonome, un écosystème complet.
Lorsque les équipements sont coûteux et que les compétences hautement spécialisées restent limitées, des investissements isolés peuvent facilement conduire à des infrastructures redondantes, à une fragmentation des équipes et à une moindre efficacité dans l’utilisation des ressources.
Je pense donc qu’il serait pertinent de mettre en place un réseau quantique national doté d’un mécanisme de coordination commun. Coordonner ne signifie pas tout centraliser dans un seul centre ni limiter l’autonomie scientifique. Chaque acteur doit pouvoir approfondir ses propres domaines d’excellence, tout en s’inscrivant dans une vision d’ensemble : qui fait quoi, quelles infrastructures peuvent être mutualisées, quelles technologies nécessitent un investissement approfondi et quelles lacunes doivent réellement être comblées.
Cette organisation pourrait être envisagée autour de cinq niveaux complémentaires, qui doivent progresser ensemble :
Premier niveau : accéder aux technologies internationales et constituer un noyau de compétences. Dans une phase où les infrastructures nationales restent limitées, il faut envoyer les talents là où les technologies sont déjà disponibles, tout en faisant venir au Vietnam des experts, des formations et des possibilités d’accès aux équipements réels. La mobilisation des scientifiques vietnamiens à l’étranger peut jouer ici un rôle important.
Deuxième niveau : développer l’expérimentation et les infrastructures mutualisées. Une fois les premières compétences constituées, il faut leur permettre de travailler au Vietnam sur des équipements et des systèmes réels. Les infrastructures coûteuses, notamment dans la photonique quantique, le refroidissement cryogénique, la fabrication ou la métrologie, devraient être partagées lorsque cela est pertinent, plutôt que reproduites dans chaque établissement.
Troisième niveau : maîtriser certains composants technologiques. Il s’agit alors de sélectionner quelques composants ou modules sur lesquels développer une expertise approfondie : circuits photoniques intégrés, sources ou détecteurs de photons, électronique de contrôle, packaging ou encore modules de capteurs. Le choix dépendra de chaque domaine quantique et des compétences déjà disponibles.
Quatrième niveau : développer les infrastructures spécialisées et passer à l’industrialisation. C’est le passage de "savoir fabriquer un dispositif" à "être capable de le fabriquer de manière reproductible, de l’intégrer, de le tester et de le produire de façon stable". À ce stade, les investissements doivent répondre à des besoins technologiques clairement identifiés et s’appuyer autant que possible sur les infrastructures existantes dans les semi-conducteurs, la photonique, les matériaux et les technologies avancées.
Cinquième niveau : intégrer les systèmes, développer les applications et accéder au marché. Les différentes briques technologiques doivent être intégrées dans des prototypes et des systèmes, puis testées dans des conditions réelles avant de pouvoir donner naissance à des produits. Les entreprises et les utilisateurs doivent être associés suffisamment tôt afin de contribuer à définir les besoins et les critères techniques, plutôt que d’intervenir uniquement à la fin du processus de recherche.
Ces cinq niveaux ne constituent toutefois pas une progression strictement linéaire. Les besoins des entreprises et les retours des applications doivent contribuer à réorienter la recherche, la formation et les investissements dans les infrastructures. Dans le même temps, une recherche fondamentale de haut niveau doit être préservée, car elle reste indispensable aux avancées de long terme, même lorsqu’aucune application immédiate n’est encore identifiée.
À terme, la création d’un centre quantique national doté d’infrastructures importantes pourrait constituer un objectif majeur lorsque l’écosystème aura atteint un niveau de maturité suffisant. Mais dans la phase actuelle, le rythme des investissements dans les équipements doit aller de pair avec celui de la formation des compétences capables de les exploiter efficacement.
La force d’un écosystème ne réside pas dans le fait que chaque acteur possède toutes les capacités, mais dans la capacité à connecter des expertises complémentaires pour construire une force nationale : accès et formation, expérimentation, maîtrise technologique, industrialisation, puis applications et marché.
Si vous ne deviez retenir que trois priorités pour les trois prochaines années afin que le Vietnam ne passe pas à côté de la révolution quantique, lesquelles choisiriez-vous ?
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| Âu Thi Huong trie et conditionne les dispositifs (au cours du processus de fabrication) pour les étapes suivantes de la chaîne de production sous forme de petites puces. |
| Photo : NVCC/CVN |
Si je ne devais retenir que trois priorités, je me concentrerais sur celles qui peuvent permettre au Vietnam de construire de véritables capacités en trois ans, plutôt que de chercher à couvrir l’ensemble des technologies quantiques.
Première priorité : mobiliser immédiatement les ressources internationales tout en développant les talents quantiques au Vietnam. Tant que les infrastructures et le nombre de spécialistes restent limités dans le pays, il faut renforcer les liens avec les scientifiques vietnamiens à l’étranger, les universités, les instituts de recherche et les entreprises quantiques de premier plan.
Cela implique d’envoyer des étudiants, des ingénieurs et des chercheurs se former là où les technologies sont déjà disponibles, tout en faisant venir au Vietnam des experts, des programmes de formation et des possibilités d’accès aux technologies réelles.
L’objectif n’est pas de dépendre durablement de l’extérieur, mais d’utiliser les coopérations internationales pour accélérer la construction de capacités nationales.
Parallèlement, la formation au Vietnam doit être véritablement interdisciplinaire, à la croisée de la physique quantique, des semi-conducteurs, de la photonique, de l’électronique, des logiciels et de l’ingénierie des systèmes. Les personnes formées à l’étranger doivent progressivement devenir des relais capables de former à leur tour, de constituer des équipes et de multiplier les compétences au Vietnam.
Deuxième priorité : établir une cartographie nationale des capacités quantiques et mettre en place un mécanisme de coordination des ressources. Il faut savoir précisément quelles équipes existent, quelles infrastructures et quels équipements sont disponibles, où se trouvent les compétences et quelles lacunes nécessitent réellement un investissement. Cette cartographie permettra de mutualiser les infrastructures, de mieux répartir les efforts et d’éviter les investissements redondants.
L’évaluation ne devrait d’ailleurs pas reposer uniquement sur les indicateurs académiques. Elle doit également prendre en compte la profondeur scientifique, la capacité à former des équipes et le potentiel de développement technologique à long terme.
Troisième priorité : sélectionner quelques programmes stratégiques et leur fixer des résultats mesurables à trois ans. Plutôt que de multiplier les initiatives de petite taille, il serait préférable de choisir quelques problématiques correspondant aux capacités du Vietnam et de réunir autour d’elles des universités, des instituts de recherche, des entreprises et des partenaires internationaux.
La coopération internationale doit désormais passer des simples prises de contact et accords de principe à de véritables projets communs assortis de résultats concrets : des personnes formées, des compétences transférées, des prototypes développés ou des applications testées.
Au final, les résultats ne devraient pas être mesurés uniquement au nombre de conférences, d’accords de coopération ou de publications, mais à la formation des talents, aux capacités technologiques réellement acquises, aux prototypes développés, aux infrastructures effectivement mutualisées et aux applications mises à l’épreuve.
À mon sens, la fenêtre d’opportunité est encore ouverte. Les technologies quantiques ne sont pas suffisamment matures pour que toutes les positions dans la chaîne de valeur soient déjà figées. Mais cette fenêtre ne restera pas ouverte indéfiniment.
Le Vietnam n’a pas besoin de tout faire immédiatement. Il doit commencer au bon endroit, bien connecter ses ressources et persévérer suffisamment longtemps pour construire des capacités qui lui appartiennent réellement.
Propos recueillis par Thanh Tuê/CVN








